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    Evaluation des complications maternelles et foetales de la preeclampsie
    (Université BADJI MOKHTAR Faculté de Médecine, 2026-02-06) GUELLATI, Ouafa
    Les troubles hypertensifs de la grossesse sont l’une des principales causes de morbidité et de mortalité maternelle et périnatale On estime que 50 000 à 100 000 décès maternels annuels sont imputables à ces affections dans le monde, ainsi que 500 000 décès foetaux et néonatals. Compte tenu de l’importance de cette pathologie et de son impact sur la santé maternelle et périnatale dans notre pays, il nous a paru important de l’étudier sur une série importante de cas recensés à la Maternité du CHU ANNABA. L’objectif principal de cette étude est de diminuer la morbi-mortalité maternofoetale de la PE ,en mettant en place un protocole d’amélioration et d’homogénéisation de la pratique clinique dans la prise en charge de la PE et ses complications ,selon les recommandations des sociétés savantes en collaboration multidisciplinaire Matériels et méthodes Il s'agit d'une étude monocentrique, interventionnelle, comparative des deux périodes avant et après l’introduction d’un protocole.1254patientes ont été incluses sur une durée de quatre ans allant du mois de janvier 2015 à décembre 2018. L’étude a été menée en deux périodes. Une étude prospective durant la période allant de janvier 2015 à la fin de 2016, puis mise en place progressivement et de façon continue du protocole de janvier 2017 à la fin de 2018 . Résultats : Cette étude a permis de calculer la prévalence de la PE au niveau du service de gynécologie –obstétrique du CHU ANNABA qui est de 2.28%. Ces chiffres sont diminués par rapport à la prévalence des autres pays d’Afrique. L’âge moyen de nos patientes était de 32.07±5.33ans , avec une prédominance chez la parturiente nullipare, 76.5% était transférées des maternités périphériques. les principales complications recensées par ordre de fréquence sont : la prématurité 58.6%, le RCIU avec 364 (29%), l’insuffisance rénale 310 cas(24.7%),le Hellp syndrome 223 cas(17.8%) ,l’HRP 178(14.2%) et enfin l’éclampsie 130cas(10.4%). Apres application du protocole, on constate une nette amélioration sur le plan hémodynamique avec un P ≤10-3 , Aucune patiente n’a fait une éclampsie du post operatoire (20% /versus 0après). On observe une diminution du recours a l’EER dans l’insuffisance rénale(5.9%/versus2.7%), et une diminution d’utilisation des produits sanguins et une augmentation de l’ALR , on observe une diminution des décès maternels (1.27%/versus 0.64%) entre les deux périodes (P =0,01) ,et une diminution de la mortalité périnatale qui est passée de 31,8 % à 14,7% .La durée ’hospitalisation maternelle entre l’accouchement et la sortie a diminué entre les deux Périodes de15 jours à8 jours en moyenne. L’analyse des principaux facteurs prédictifs d’évolution défavorable de la PE retient les variables suivantes : l’âge gestationnel à l’inclusion, la parité (nullipare ou multipare); les céphalées, les troubles visuels; la pression artérielle systolique; et une protéinurie de bandelettes réactives
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    Prévalence du syndrome métabolique de novo chez les patients transplantés rénaux suivis au CHU Annaba
    (Badji Mokhtar - Annaba University Faculty of Medicine, 2026-05-12) TRIMA, Lilia Ismahane
    Le syndrome métabolique est une constellation d’anomalies métaboliques et hémodynamiques qui incluent obésité, hypertension artérielle, anomalie du métabolisme du glucose et dyslipidémie. Le syndrome métabolique est hautement prévalent chez les transplantés rénaux en comparaison avec la population générale, il a été identifié comme un facteur de risque indépendant de dysfonction du greffon, de diabète post transplantation et de maladies cardiovasculaires. L’objectif de ce travail était de determiner la prévalence du syndrome métabolique de novo chez les transplantés rénaux et d’identifier ses facteurs prédictifs. Méthodes : Etude transversale à double visée descriptive et analytique, rétrospective concernant 100 patients transplantés rénaux suivis au niveau de l’unité de transplantation rénale du service de Néphrologie CHU Annaba, monocentrique menée sur une période de trois ans (du 1er Janvier 2022 au 31 Décembre 2024). Résultats : En se basant sur les critères diagnostiques de la NCEP ATP III, sur les 100 transplantés colligés, 41 ont présenté un syndrome métabolique soit une prévalence globale de 41%, la prédominance était masculine avec un sex ratio à 1.38. L’âge moyen des transplantés SM+ était plus élevé que dans le groupe SM- mais il n’y avait aucune différence significative entre les deux groupes. Les taux moyens de l’IMC, la glycémie à jeun, l’Hb A1c, l’HGPO, le chol tot, les TG, LDL et l’acide urique étaient plus élevés de façon significative chez les SM+ en comparaison avec les transplantés SM-. Dans notre série, les composants du syndrome métabolique les plus fréquents étaient l’obésité abdominale et l’hypertension artérielle et le moins fréquent est représenté par le diabète post transplantation. L’analyse multivariée a mis en évidence trois facteurs prédictifs représentés par l’antécédent familial d’HTA et de diabète ainsi que la prise de béta-bloquants. Conclusion : La prévalence du syndrome métabolique chez les transplantés rénaux est très élevée, l’instauration d’un plan d’action basé sur le changement du mode de vie, l’institution d’une activité physique régulière et le dépistage précoce du syndrome métabolique en particulier chez les sujets sous béta-bloquants ou ayant des antécédents familiaux d’HTA et de diabète, serait indispensable
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    Prééclampsie sévère : Aspects cliniques, management et devenir maternel au service d’anesthésie-réanimation CHU Annaba
    (Badji Mokhtar - Annaba University Faculty of Medicine, 2025-11-02) BOUGUERRA, Karima
    Introduction : La prééclampsie (PE) est un trouble multisystémique complexe spécifique de la grossesse. Elle représente une manifestation sévère la maladie hypertensive de la grossesse qui affecte 2 à 8 % des femmes enceintes. Dans 10 % des cas, la prééclampsie évolue vers une forme sévère qui peut entrainer des dysfonctions aigues d’organes potentiellement mortelles à type d’éclampsie, l’hémorragie cérébrale, l’oedème pulmonaire, les lésions rénales aigues, l’insuffisance ou la rupture hépatique, la coagulation intravasculaire disséminée et l’hématome rétroplacentaire. Les cas de décès maternels dans ce contexte ont été jugés comme évitables si les femmes qui en sont atteintes reçoivent en temps utile des soins efficaces ; La prise en charge de la préeclampsie représente un défi médical périopératoire pour l’anesthésiste réanimateur. Objectif : Evaluer la prise en charge en soins intensifs des formes sévères de prééclampsie admises au service de réanimation chirurgicale Matériel et Méthodes : Cette étude observationnelle a analysé la prise en charge périopératoire et en réanimation de 308 patientes atteintes de prééclampsie sévère admises en réanimation chirurgicale au CHU Annaba, combinant des données rétrospectives (2018-2020) et prospectives (2021-2023). L'âge moyen de nos patientes est 32,5 ans, elles étaient majoritairement composées de primipares (65%), Les résultats cliniques ont révélé l'éclampsie comme principal motif d'admission (46,1%), Les complications notables comprenaient le PRES (20 cas, associé à l'éclampsie dans 85% des cas), les AVC (7 ischémiques, 5 hémorragiques). Le syndrome HELLP (49,5%, majoritairement de type 2). L’OAP (6%) et l'IRA (28,5%). Les facteurs de risque significatifs d'IRA incluaient l'HRP (p=0,004), un taux d'ASAT >70 UI/L et la nécessité de transfusion sanguine (p<0,001). La prise en charge respectait les recommandations internationales, avec utilisation systématique du sulfate de magnésium et de la nicardipine comme antihypertenseur de première intention. La durée moyenne de séjour en réanimation était de 6 jours, prolongée notamment en cas d'hématome sous-capsulaire hépatique. La mortalité maternelle s'élevait à 4,2%, avec l'IRA (p=0,021), les AVC ischémiques (p=0,012) et l'oedème pulmonaire (p=0,043) identifiés comme facteurs de risque significatifs. L'étude a mis en oeuvre des formations par simulation haute fidélité pour les résidents en anesthésie-réanimation, démontrant leur intérêt pour optimiser la prise en charge. Ces résultats soulignent l'importance cruciale d'une prise en charge multidisciplinaire protocolisée et de la formation par simulation pour améliorer le pronostic de cette population obstétricale à haut risque. Ils plaident en faveur de l'implémentation de protocoles standardisés et de stratégies de dépistage précoce dans la prééclampsie sévère. Conclusion : La prééclampsie est un trouble multisystémique complexe spécifique de la grossesse qui nécessite une prise en charge multidisciplinaire où l’anesthésiste-réanimateur joue un rôle majeur en périopératoire et en soins intensifs.
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    EVALUATION DES FONCTIONS COGNITIVES CHEZ LES PATIENTS SOUFFRANT DE SCHIZOPHRENIE : ÉTUDE TRANSVERSALE DESCRIPTIVE A L’EHS ER-RAZI ANNABA.
    (Université Badji Mokhtar -Annaba Faculté de Médecine, 2026-01-29) SAYAD, Karima
    Résumé Introduction La schizophrénie est un trouble psychiatrique chronique, touchant environ 1 % de la population mondiale, débutant souvent à l’adolescence. Elle résulte d’interactions entre facteurs génétiques et environnementaux, se manifestant par des symptômes comme les délires, hallucinations et troubles cognitifs. En Algérie, l'absence de laboratoires de neurosciences et de généralisation d'unités de remédiation cognitive limite les recherches et la prise en charge des troubles cognitifs. Objectifs Ce travail vise à évaluer les fonctions cognitives chez les adultes souffrant de schizophrénie, identifier des profils cognitifs distincts et analyser leur relation avec des données socio-démographiques, cliniques et thérapeutiques afin d’améliorer les stratégies de prise en charge. Méthodologie C’est une étude observationnelle, transversale et descriptive à visée secondairement analytique, menée auprès de 110 patients souffrant de schizophrénie suivis à l’ÉHS Er-Razi d'Annaba sur trois ans. L’évaluation cognitive a été réalisée à l’aide de tests tels que MoCA, WAIS, BES-20, TREF et SASCCS. Des analyses factorielles et un clustering K-means ont permis d’identifier des profils cognitifs distincts. Les résultats ont été analysés en fonction des facteurs cliniques et sociodémographiques pour évaluer leur impact sur les déficits cognitifs. Résultats Les résultats de l'étude ont permis d'identifier trois profils cognitifs distincts parmi les patients souffrant de schizophrénie : un groupe à faible niveau cognitif (36,36 %) avec de graves déficits cognitifs et sociaux, un groupe à haut niveau cognitif (22,73 %) avec des capacités relativement préservées mais des altérations sociales et un groupe à niveau cognitif moyen (40,91 %) caractérisé par une dissociation entre cognition "froide" et sociale. En ce qui concerne les variables sociodémographiques, il y'a des différences minimes entre les hommes et les femmes et le déclin cognitif est plus marqué chez les patients les plus âgés. Le niveau d'instruction a eu un impact significatif, les patients ayant un niveau universitaire présentent de meilleures performances cognitives. De plus, le nombre d'hospitalisations a également influencé les résultats cognitifs, les patients ayant un nombre élevé d'hospitalisations présentent des déficits cognitifs plus prononcés. Conclusion L’étude souligne l’importance d’évaluer systématiquement les fonctions cognitives chez les patients souffrant de schizophrénie et recommande l’intégration de stratégies de remédiation cognitive personnalisées. Ces résultats ouvrent des perspectives pour une psychiatrie plus inclusive et fonctionnelle, centrée sur les potentialités cognitives des patients.
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    APPORT DE L’ENTRAINEMENT À LA MARCHE AUX CAPACITÉS MOTRICES DES ENFANTS PARALYTIQUES CÉRÉBRAUX MARCHANTS PRIS EN CHARGE À L’EHS SERAIDI
    (Université Badji MOKHTAR – Annaba/ Faculté de Médecine, 2026-01-23) IMENE, BOUAKKAZ
    Introduction : La paralysie cérébrale (PC) ambulatoire se caractérise par des limitations de la marche, incluant une diminution de la vitesse, de l’endurance et une inefficience locomotrice. De nombreux protocoles d’entrainements décrits dans la littérature restent complexes et difficilement transposables dans des contextes cliniques à ressources limitées. Le choix d’un protocole simple, intensif et écologiquement valide apparaît donc pertinent. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’effet d’un entraînement intensif à la marche sur tapis roulant, sans support de poids corporel, sur la performance de marche chez des PC ambulants. Méthodes : Il s’agit d’une étude prospective interventionnelle de type avant–après incluant 43 enfants atteints de PC GMFCS I à III. Tous les participants ont suivi un entraînement à la marche sur tapis roulant sans support de poids corporel, à raison de cinq séances par semaine pendant huit semaines. Les critères principaux d’évaluations comprenaient la distance parcourue au test de marche de six minutes (6MWT) et la vitesse de marche confortable. Les critères secondaires incluaient la vitesse rapide au test de marche de dix mètres (10MWT), l’indice de dépense énergétique (IDE), la distance manquante par rapport aux enfants typiques, le score GMFM (dimension E) et le score ABILOCO-Kids. Résultats : Après l’entraînement, la distance parcourue augmentait significativement dans l’ensemble de la population (+53,5 m en moyenne), avec des tailles d’effet importantes à très importantes selon le niveau GMFCS. Les gains relatifs étaient plus marqués chez les enfants GMFCS III, malgré des distances absolues plus faibles. La vitesse de marche confortable et la vitesse rapide augmentaient significativement témoignant d’une amélioration marquée de la capacité d’accélération et de la réserve fonctionnelle locomotrice. Parallèlement, l’indice de dépense énergétique diminuait significativement dans tous les groupes GMFCS (Hedges’ g = −0,68), avec un gain absolu et relatif plus important chez les enfants GMFCS III, qui présentaient les valeurs initiales les plus élevées. Le ratio vitesse rapide/vitesse confortable restait stable chez les enfants GMFCS I et II, suggérant une capacité d’accélération déjà préservée, tandis qu’il diminuait chez les enfants GMFCS III, traduisant une amélioration préférentielle de la vitesse confortable et une réduction de l’écart entre marche spontanée et marche maximale. Enfin, le score GMFM (dimension E) augmentaient significativement chez les enfants GMFCS II et III, avec des tailles d’effet très importantes, tandis qu’aucune amélioration significative n’était observée chez les GMFCS I, suggérant un effet plafond dans ce groupe. Conclusion : Un entraînement intensif à la marche sur tapis roulant, sans support de poids corporel, appliqué cinq fois par semaine pendant huit semaines, permet d’améliorer significativement la performance de marche, l’efficience locomotrice et les capacités locomotrices particulièrement chez les PC GMFCS II et III. La simplicité du protocole et l’utilisation d’outils validés confèrent à cette intervention une forte valeur écologique et soutiennent son potentiel de diffusion dans divers contextes de soins.
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    Evaluation du traitement chirurgical mini invasif du syndrome du canal carpien : Endoscopie versus mini open knife light.
    (UNIVERSITE BADJI MOKHTAR D'ANNABA /FACULTE DE MEDECINE, 2026-01-29) REMEL, Soumaya épouse ALLAM
    RESUME Titre. Evaluation du traitement chirurgical mini invasif du syndrome du canal carpien : Endoscopie versus mini open knife light. Introduction. Les techniques endoscopique (ECTR) et mini-open sont des options validées pour le SCC. Dans un contexte de ressources contraintes, l’évaluation doit intégrer l’efficacité clinique, la sécurité et l’efficience opératoire. Objectifs. Évaluer la performance des deux techniques (efficacité, sécurité, efficience). Décrire le profil épidémiologique de la cohorte et proposer des recommandations pratiques pour le choix thérapeutique. Méthodes. Étude prospective comparative, non randomisée, monocentrique (CHU Annaba, Algérie), décembre 2022–décembre 2023. Soixante-douze patients opérés (36 endoscopie, 36 mini-open) par un opérateur unique. Évaluations pré-op puis J1, M1, M3, M6. Co-critères principaux : douleur (EVA 0–10) et délai de reprise des activités de base (jours). Secondaires : symptômes nocturnes, BCTQ-SSS/FSS, QuickDASH, force de poigne/pince, gêne cicatricielle et douleur du pilier, incidents per-opératoires/conversions, temps opératoire et longueur d’incision. Analyses non paramétriques et estimations d’effet (IC95 %). Résultats. Incision plus courte en endoscopie (≈ 10 mm) qu’en mini-open (≈ 10–15 mm). L’efficience de bloc favorisait la mini-open : temps opératoire 15,4 vs 11,4 min et temps de libération 7,06 vs 4,00 min (p < 0,001). Contraintes per-opératoires plus fréquentes en endoscopie (conversions 8,3 % vs 0 %), sans événement grave. La douleur postopératoire était inférieure après endoscopie à D1/M1/M3/M6 (écart max ~ 0,9–1,0 point ; p significatifs). À M1, symptômes nocturnes nettement en faveur de l’endoscopie (paresthésies 11,1 % vs 47,2 % ; réveils 8,3 % vs 55,6 % ; p < 0,001 ; NNT ≈ 2–3). Reprise des activités plus rapide en endoscopie : 22,8 vs 27,6 jours (p < 0,001). Force de poigne supérieure à M3 et M6 (~ +2,1 à +2,3 kg ; p = 0,028 et 0,014) ; pas de différence pour la pince. Complications à 6 mois comparables (22,2 % vs 25,0 % ; RR 0,89 ; IC95 % 0,39–2,04 ; p = 0,80). Conclusion. Les deux techniques sont sûres et efficaces. L’endoscopie procure des bénéfices cliniques précoces (douleur, sommeil, reprise, poigne) au prix d’un temps opératoire plus long, tandis que la mini-open optimise l’efficience de salle. Le choix peut être individualisé selon les priorités du patient et les contraintes organisationnelles.
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    LES LIENS ENTRE L'INSIGHT ET LA STIGMATISATION INTERIORISEE : ETUDE TRANSVERSALE CHEZ UNE POPULATION ADULTE SUIVIE POUR DES TROUBLES SCHIZOPHRENIQUES AU NIVEAU DE L’EHS ERRAZI ANNABA
    (University Badji Mokhtar - Annaba Faculty of Medicine, 2026-01-27) Alia, MOKHTARI
    Introduction : L’insight dans la schizophrénie a souvent été envisagé sous l’angle de la reconnaissance du trouble et de l’adhésion au traitement. Cette conscience de la maladie implique également une réorganisation identitaire profonde où le patient peut être amené à intégrer l’étiquette de « personne malade mentale ». Ce processus peut favoriser l’émergence d’une stigmatisation intériorisée, avec des répercussions délétères sur l’état émotionnel et la thymique des personnes concernées. Objectif : Cette étude vise à explorer la relation entre l’insight, la stigmatisation intériorisée et la dépression chez les patients souffrant de schizophrénie, en portant une attention particulière au rôle médiateur de l’auto-stigmatisation. Méthode : Une étude transversale a été menée auprès de 100 patients souffrants de schizophrénie, suivis à l’Établissement Hospitalier Spécialisé de psychiatrie Er-Razi d’Annaba. Les participants, âgés de 21 à 75 ans (M = 43.1), dont 67% hommes et 33% femmes, ont été recrutés selon les critères diagnostiques du DSM-5. Après avoir donné leur consentement éclairé, ils ont répondus à trois instruments d’évaluation : l’échelle de Markova pour l’insight, l’échelle ISMI pour la stigmatisation intériorisée et l’échelle MADRS pour la dépression. Des corrélations et des analyses de régression multiple ont été réalisées afin d’examiner les liens directs et médiés entre les variables. Résultats : Les résultats révèlent une corrélation positive significative entre l’insight et l’auto-stigmatisation (r = 0.587 ; p < 0.001), ainsi qu’entre l’insight et la dépression (r = 0.645 p < 0.001). L’analyse de médiation confirme un rôle médiateur partiel de l’auto-stigmatisation dans cette association (β = 5.015 ; p = 0.008). Ce résultat suggère qu’une conscience accrue du trouble, lorsqu’elle s’accompagne d’auto-stigmatisation, est liée à une intensité plus élevée des symptômes dépressifs. Conclusion : Cette étude met en lumière la complexité du rôle de l’insight dans la schizophrénie. Si une meilleure conscience du trouble peut être bénéfique, elle peut également s’accompagner d’effets psychologiques délétères lorsqu’elle est associée à une forte stigmatisation intériorisée. Ces résultats soulignent l’importance d’un accompagnement thérapeutique global, visant à développer un insight fonctionnel tout en soutenant les patients dans leur lutte contre l’auto-stigmatisation, afin de limiter le risque de dépression et de favoriser un processus de rétablissement plus serein et plus humain.
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    APPORT DE L’ENTRAINEMENT À LA MARCHE AUX CAPACITÉS MOTRICES DES ENFANTS PARALYTIQUES CÉRÉBRAUX MARCHANTS PRIS EN CHARGE À L’EHS SERAIDI
    (Université Badji MOKHTAR – Annaba/ Faculté de Médecine, 2026-02-09) BOUAKKAZ, Imene
    Introduction : La paralysie cérébrale (PC) ambulatoire se caractérise par des limitations de la marche, incluant une diminution de la vitesse, de l’endurance et une inefficience locomotrice. De nombreux protocoles d’entrainements décrits dans la littérature restent complexes et difficilement transposables dans des contextes cliniques à ressources limitées. Le choix d’un protocole simple, intensif et écologiquement valide apparaît donc pertinent. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’effet d’un entraînement intensif à la marche sur tapis roulant, sans support de poids corporel, sur la performance de marche chez des PC ambulants. Méthodes : Il s’agit d’une étude prospective interventionnelle de type avant–après incluant 43 enfants atteints de PC GMFCS I à III. Tous les participants ont suivi un entraînement à la marche sur tapis roulant sans support de poids corporel, à raison de cinq séances par semaine pendant huit semaines. Les critères principaux d’évaluations comprenaient la distance parcourue au test de marche de six minutes (6MWT) et la vitesse de marche confortable. Les critères secondaires incluaient la vitesse rapide au test de marche de dix mètres (10MWT), l’indice de dépense énergétique (IDE), la distance manquante par rapport aux enfants typiques, le score GMFM (dimension E) et le score ABILOCO-Kids. Résultats : Après l’entraînement, la distance parcourue augmentait significativement dans l’ensemble de la population (+53,5 m en moyenne), avec des tailles d’effet importantes à très importantes selon le niveau GMFCS. Les gains relatifs étaient plus marqués chez les enfants GMFCS III, malgré des distances absolues plus faibles. La vitesse de marche confortable et la vitesse rapide augmentaient significativement témoignant d’une amélioration marquée de la capacité d’accélération et de la réserve fonctionnelle locomotrice. Parallèlement, l’indice de dépense énergétique diminuait significativement dans tous les groupes GMFCS (Hedges’ g = −0,68), avec un gain absolu et relatif plus important chez les enfants GMFCS III, qui présentaient les valeurs initiales les plus élevées. Le ratio vitesse rapide/vitesse confortable restait stable chez les enfants GMFCS I et II, suggérant une capacité d’accélération déjà préservée, tandis qu’il diminuait chez les enfants GMFCS III, traduisant une amélioration préférentielle de la vitesse confortable et une réduction de l’écart entre marche spontanée et marche maximale. Enfin, le score GMFM (dimension E) ugmentaient significativement chez les enfants GMFCS II et III, avec des tailles d’effet très importantes, tandis qu’aucune amélioration significative n’était observée chez les GMFCS I, suggérant un effet plafond dans ce groupe. Conclusion : Un entraînement intensif à la marche sur tapis roulant, sans support de poids corporel, appliqué cinq fois par semaine pendant huit semaines, permet d’améliorer significativement la performance de marche, l’efficience locomotrice et les capacités locomotrices particulièrement chez les PC GMFCS II et III. La simplicité du protocole et l’utilisation d’outils validés confèrent à cette ntervention une forte valeur écologique et soutiennent son potentiel de diffusion dans divers contextes de soins.