Prévalence du syndrome métabolique de novo chez les patients transplantés rénaux suivis au CHU Annaba
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Date
2026-05-12
Authors
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Publisher
Badji Mokhtar - Annaba University Faculty of Medicine
Abstract
Le syndrome métabolique est une constellation d’anomalies métaboliques et hémodynamiques qui incluent obésité, hypertension artérielle, anomalie du métabolisme du glucose et dyslipidémie. Le syndrome métabolique est hautement prévalent chez les transplantés rénaux en comparaison avec la population générale, il a été identifié comme un facteur de risque indépendant de dysfonction du greffon, de diabète post transplantation et de maladies cardiovasculaires. L’objectif de ce travail était de determiner la prévalence du syndrome métabolique de novo chez les transplantés rénaux et d’identifier ses facteurs prédictifs. Méthodes : Etude transversale à double visée descriptive et analytique, rétrospective concernant 100 patients transplantés rénaux suivis au niveau de l’unité de transplantation rénale du service de Néphrologie CHU Annaba, monocentrique menée sur une période de trois ans (du 1er Janvier 2022 au 31 Décembre 2024).
Résultats :
En se basant sur les critères diagnostiques de la NCEP ATP III, sur les 100 transplantés colligés, 41 ont présenté un syndrome métabolique soit une prévalence globale de 41%, la prédominance était masculine avec un sex ratio à 1.38. L’âge moyen des transplantés SM+ était plus élevé que dans le groupe SM- mais il n’y avait aucune différence significative entre les deux groupes. Les taux moyens de l’IMC, la glycémie à jeun, l’Hb A1c, l’HGPO, le chol tot, les TG, LDL et l’acide urique étaient plus élevés de façon significative chez les SM+ en comparaison avec les transplantés SM-. Dans notre série, les composants du syndrome métabolique les plus fréquents étaient l’obésité abdominale et l’hypertension artérielle et le moins fréquent est représenté par le diabète post transplantation. L’analyse multivariée a mis en évidence trois facteurs prédictifs représentés par l’antécédent familial d’HTA et de diabète ainsi que la prise de béta-bloquants.
Conclusion :
La prévalence du syndrome métabolique chez les transplantés rénaux est très élevée, l’instauration d’un plan d’action basé sur le changement du mode de vie, l’institution d’une activité physique régulière et le dépistage précoce du syndrome métabolique en particulier chez les sujets sous béta-bloquants ou ayant des antécédents familiaux d’HTA et de diabète, serait indispensable