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LES FRACTURES PERTROCHANTÉRIENNES CHEZ L'ADULTE : APPROCHE DIAGNOSTIQUE ET THÉRAPEUTIQUE
(university badji mokhtar-faculté de medecine Annaba, 2026-07) Baadi Marouane Boudergui Louai Arabaoui Mohammed Racim
Les fractures pertrochantériennes restent une pathologie fréquente et grave, leur nombre croissant survenant chez des patients souvent âgés et multitarés, est un défi pour les services de traumatologie qui sont amenés à traiter non seulement les fractures mais également les pathologies médicales associées.
Le but principal du traitement, est de rendre aux patients une fonction et une autonomie préfracturaires, tout en étant le moins agressif possible, et ce dans les plus brefs délais et au moindre coût. La vis-plaque dynamique (DHS) , le clou PFN et PFNA sont le techniques utilisées au sein de notre service pour atteindre cet objectif, tout en sachant que la verticalisation précoce, la rééducation, la régression du syndrome confusionnel, la prévention des complications du décubitus et la décompensation de tares font partie des clés du succès de la prise en charge
PROFIL ÉPIDÉMIOLOGIQUE ET PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE RÉNALE DIABÉTIQUE EN CONSULTATION DE NÉPHROLOGIE A ANNABA
(university badji mokhtar-faculté de medecine Annaba, 2026-07) Bounab Labiba , Assassla Imane ,Bouchama Hadil
La maladie rénale diabétique (MRD) demeure l'une des complications les plus redoutables du diabète et constitue aujourd'hui la première cause de maladie
rénale chronique et d'insuffisance rénale terminale à l'échelle mondiale. Dans ce contexte, notre étude, réalisée auprès de 100 patients suivis en consultation de néphrologie au niveau de la région d'Annaba, a permis de dresser le profil épidémiologique, clinique, biologique et thérapeutique des patients atteints de
MRD dans notre pratique quotidienne. Les résultats mettent en évidence une population majoritairement composée de patients âgés, atteints de diabète de type 2 ancien, fréquemment hypertendus et présentant souvent un excès pondéral. La majorité des patients était diagnostiquée à un stade intermédiaire de la maladie rénale chronique (G3a–G3b), avec une atteinte glomérulaire significative objectivée par une albuminurie ou une protéinurie pathologique, traduisant un diagnostic encore relativement tardif de la maladie. Sur le plan thérapeutique, notre étude montre une large utilisation des inhibiteurs du système rénine–angiotensine, conformément aux recommandations internationales. En revanche, l'utilisation encore limitée des traitements néphroprotecteurs les plus récents, notamment les inhibiteurs du SGLT2, souligne les difficultés d'accès à ces thérapeutiques dans notre contexte et la nécessité d'une actualisation continue des pratiques médicales. Ces résultats confirment l'importance d'une prise en charge globale et précoce des patients diabétiques, reposant sur un dépistage systématique de l'atteinte rénale par l'évaluation du débit de filtration glomérulaire et de l'albuminurie, un contrôle optimal de la glycémie et de la pression artérielle, ainsi que la correction des facteurs de risque cardiovasculaires. Cette stratégie, recommandée par la KDIGO 2024 et l'ADA 2025, constitue aujourd'hui le moyen le plus efficace de ralentir la progression de la maladie rénale diabétique et de réduire la morbi-mortalité cardio-rénale. Enfin, notre travail met en évidence la nécessité de renforcer les programmes de dépistage précoce, d'améliorer l'éducation thérapeutique des patients diabétiques, de faciliter l'accès aux traitements innovants et de développer des études multicentriques à plus grande échelle afin de mieux caractériser l'épidémiologie de la maladie rénale diabétique en Algérie. Une collaboration étroite entre médecin généraliste, diabétologue, néphrologue, cardiologue et ophtalmologue apparaît indispensable pour optimiser la prise en charge de ces patients et améliorer leur pronostic à long terme. 80 Au-delà des données épidémiologiques et cliniques, la maladie rénale diabétique représente un défi majeur pour notre système de santé en raison de son évolution silencieuse, de son impact sur la qualité de vie des patients et du coût élevé de sa prise en charge aux stades avancés. Face à l'augmentation continue de la prévalence du diabète, la prévention, le dépistage précoce et l'accès aux traitements néphroprotecteurs doivent constituer des priorités de santé publique. En tant que futurs médecins, notre rôle ne se limite pas au traitement des complications, mais s'étend à leur prévention, grâce à une prise en charge précoce, globale et multidisciplinaire, fondée sur les recommandations scientifiques les
plus récentes, afin d'améliorer durablement le pronostic et la qualité de vie des
Suppurations pharyngées et para-pharyngées : Etude anatomo clinique et traitement
(university badji mokhtar-faculté de medecine Annaba, 2026-07) Rebai Radja,Rebai Chaima
Les suppurations pharyngées et para-pharyngées constituent une urgence médico-chirurgicale redoutable en Oto-Rhino-Laryngologie, en raison de la complexité anatomique des espaces profonds du cou et de leur potentiel de propagation rapide vers des zones vitales telles que le médiastin. Notre étude rétrospective, menée au CHU Dorban d'Annaba sur une période de cinq ans (2020-2025) et portant sur 60 patients adultes, nous a permis de dresser un état des lieux des caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques de ces infections dans notre contexte hospitalier. Les résultats de notre travail ont mis en évidence plusieurs points essentiels. Sur le plan épidémiologique, la population étudiée était composée d'adultes jeunes, avec un âge moyen de 34,8 ans et une répartition parfaitement équilibrée entre les sexes (sex-ratio de 1). L'abcès péri-amygdalien représentait le diagnostic le plus fréquent, avec 83,3% des cas, confirmant sa nette prédominance chez l'adulte par rapport aux abcès rétro-pharyngés (11,7%) et para-pharyngés (5%). Cliniquement, la triade symptomatique caractéristique était dominée par l'odynophagie (90%), la dysphagie (81,7%) et la fièvre (75%), avec un trismus présent dans plus de la moitié des cas (53,3%), témoignant de l'intensité du processus infectieux. Sur le plan des facteurs de risque, le diabète était le principal antécédent identifié (15% des patients), soulignant la nécessité d'une vigilance particulière chez ces patients. L'analyse des données d'imagerie a montré un recours modéré à la tomodensitométrie cervico-thoracique (23,3%), ce qui suggère que les formes simples et typiques de PPA sont majoritaires dans notre cohorte, mais souligne également la nécessité de préciser les indications de l'imagerie dans les formes sévères ou atypiques. La prise en charge thérapeutique reposait sur une antibiothérapie intraveineuse probabiliste associant une céphalosporine de 3ème génération au métronidazole, couvrant efficacement le spectre aéro-anaérobie de la flore oropharyngée. L'une des limites majeures de notre étude réside dans l'absence de données fiables concernant le geste chirurgical. En effet, la case "Drainage chirurgical" n'était que très rarement renseignée dans les fiches de recueil, ce qui nous empêche de quantifier avec certitude le nombre de patients ayant bénéficié d'un drainage. Cette absence de traçabilité constitue un frein à l'évaluation de notre pratique par rapport aux recommandations actuelles qui préconisent le drainage pour les abcès constitués de l'adulte. Il est toutefois très probable que la majorité des patients aient été drainés, comme en témoigne la pratique clinique courante. Les complications graves étaient rares dans notre série, avec une médiastinite descendante observée chez un patient et une épidurite chez un autre, cette dernière ayant évolué vers le décès du patient (mortalité de 1,7 %). La durée moyenne d'hospitalisation, de 6,8 jours (médiane : 5 jours), témoigne d'une prise en charge efficace dans la majorité des cas, quelques séjours prolongés ayant tiré la moyenne vers le haut. Notre travail s'inscrit dans une démarche d'évaluation des pratiques et d'optimisation des stratégies thérapeutiques. Il met en lumière plusieurs pistes d'amélioration pour la prise en charge des suppurations pharyngées au CHU Dorban. La mise en place d'un protocole standardisé incluant un prélèvement bactériologique systématique lors de tout drainage permettrait de créer une base de données microbiologique locale, d'adapter l'antibiothérapie et de lutter contre l'antibiorésistance. L'amélioration du recueil des données, notamment par la standardisation des comptes-rendus opératoires avec mention obligatoire du geste réalisé, de la voie d'abord et de la quantité de pus évacuée, est indispensable pour permettre des
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évaluations futures plus rigoureuses. Enfin, une étude prospective multicentrique incluant la mesure systématique du diamètre des collections à l'imagerie pourrait identifier des facteurs prédictifs du recours à la chirurgie et contribuer à une meilleure stratification des patients. Les suppurations pharyngées et para-pharyngées restent des pathologies sévères dont la prise en charge nécessite une approche multidisciplinaire impliquant ORL, radiologues, réanimateurs et infectiologues. Le diagnostic précoce, l'imagerie adaptée, l'antibiothérapie probabiliste à large spectre et le drainage chirurgical lorsqu'il est indiqué demeurent les piliers d'une prise en charge optimale. Notre étude, malgré ses limites, apporte une contribution utile à la connaissance de ces affections dans notre contexte algérien et souligne l'importance d'une amélioration continue de nos pratiques pour réduire la morbi-mortalité de ces infections potentiellement mortelles.
Gestion des antibiotiques chez le malade de réanimation avec insuffisance rénale aiguë
(university badji mokhtar-faculté de medecine Annaba, 2026-07) Ahmed Sami Zennadi,TALAI Mohamed Nadir,Anouar Chemseddine MERIBOUT Année
Il est nécessaire de mettre en oeuvre des moyens d’optimisation thérapeutique efficaces en réanimation, où les antibiotiques représentent la meilleure arme actuellement, mais ceux-ci deviennent dangereux entre les mains de praticiens confrontés à des modifications pharmacocinétiques complexes et inédites.
Malgré les recommandations relativement claires sur les adaptations posologiques classiques, ces produits chimiques sont manipulés, prescrits et ajustés sans protocoles formels et standardisés face aux défaillances d’organes. Ces constatations montrent que les services de soins intensifs sont actuellement confrontés à une problématique clinique majeure. On peut parler sans risque de dramatiser, de péril « d'instabilité pharmacocinétique » qui vient s’ajouter aux autres fléaux traditionnels de la réanimation : le choc septique, les défaillances multiviscérales et l'insuffisance rénale aiguë précoce. Il n’est cependant pas question, du moins pour le moment, de se passer de l’emploi de ces antiinfectieux dont les bienfaits sont incontestables dans le domaine du contrôle des foyers infectieux graves. Il faut néanmoins que les autorités sanitaires et hospitalières prennent conscience qu’il s’agit là de produits hautement toxiques par définition puisqu'ils peuvent par la même occasion induire des néphrotoxicités sévères ou des sous-dosages critiques chez l’homme. L’effort doit porter non seulement sur l’instauration d’une réglementation rigoureuse visant à encadrer l’ajustement des doses selon la fonction rénale résiduelle, mais également sur la formation des prescripteurs aux subtilités de l'épuration extrarénale (EER) afin de limiter sinon d’enrayer complètement les échecs thérapeutiques provoqués par ces décalages posologiques. Aussi, un effort dans la formation continue du personnel médical doit être entrepris pour prévenir
et traiter ces anomalies cinétiques dans des unités de réanimation qu'il faut doter de techniques de suivi thérapeutique pharmacologique (STP), ou dans les autres établissements de soins qui doivent pouvoir disposer de dosages plasmatiques en temps réel afin de mieux prendre en charge ces malades.
31 En plus, faudra-t-il intégrer des protocoles spécifiques de dosage dans les services hospitaliers qui doivent disposer d’une documentation actualisée et constamment tenue à jour de ces molécules, et de leurs propriétés d'épuration. Ces services doivent en outre assurer en permanence des évaluations cliniques sur le diagnostic et le traitement de l'insuffisance rénale induite ou compliquée, de pratiquer des enquêtes épidémiologiques et promouvoir des recherches de pharmacovigilance pratiques et aussi de fournir les renseignements rapides à toutes autorités compétentes sur l’efficacité ou la toxicité de
tel ou tel protocole. Enfin, notons la nécessité de la collaboration, auprès du médecin réanimateur, d’un pharmacologue clinicien et d’un biologiste, qui doivent être à proximité de l’unité de soins intensifs et prendre ultérieurement le suivi cinétique de ces patients dont la trajectoire évolutive est nettement rédominante. Ces mesures ainsi prises, nous pourrions alors contrôler, voir, éradiquer ce « péril iatrogène et d'échec thérapeutique » et promouvoir notre pratique de soins critiques vers de nouveaux horizons, tout en préservant l'intégrité et la fonction rénale de l’homme
Probléme mal posé pour l'opérateur de BESSEL, application d'une méthode de régularisation
(Université Badji Mokhtar Annaba, 2010) TOUMI, HABIBA
Dans ce travail, nous étudions la stabilisation d’un problème mal posé engendré par une équation différentielle du premier ordre dont, le coefficient est un opérateur non borné.
Nous exposons quelques méthodes de régularisation, avec des résultats sur la convergence et les estimations d’erreur.
Nous appliquons ensuite l’une des méthodes exposée à la résolution d’un problème mal posé pour l’opérateur de Bessel.