Thèses de doctorat
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Item Les formations de type Sinter (tufs hydrothermaux) de la région de Guelma (Nord-Est Algérien) : minéralisations et processus de mise en place(Université Badji Mokhtar Annaba, 2026-06-14) LARIT, HamzaL'indice minéralisé de Koudiat Guelaat Bou Diar est situé dans la wilaya de Guelma, au Nord-Est de l'Algérie. Cet indice polymétallique (Sb, Ba, Zn, Hg) s'inscrit dans le cadre géodynamique du domaine tellien de l'Atlas maghrébin. La présente étude a été réalisée pour en déterminer la composition minéralogique, reconstituer succession paragénétique et caractériser la nature et les conditions physico-chimiques du fluide hydrothermal à l'origine de la minéralisation, grâce à l'analyse des inclusions fluides. Les minéralisations se présentent sous forme de remplissages filoniens, encaissés dans les calcaires du Crétacé Supérieur appartenant à la série néritique du Djebel Debbagh Est. La gangue est essentiellement constituée de silice, principalement sous forme de calcédoine, de quartz cryptocristallin et de quartz secondaire. Les investigations menées (macroscopie, microscopie et minéralogique) ont révélé l’existence d’une association minérale identifiée est dominée par la stibine, la barytine et la sphalérite, accompagnée de cinabre en phase accessoire. Les phases d'oxydation superficielle (supergène) de l'antimoine, notamment la valentinite et la sénarmontite, sont également présentes. elles sont permis de mettre en évidence trois stades paragénétiques distingués entre eux par leurs assemblages minéralogiques et les phases de fracturation et de silicification avec un stade pré-minéralisé et par trois stades paragénétiques minéralisé : -stade pré-minéralisé est le stade d’altération hydrothermale pervasive de la roche encaissante ; - stade I, est marqué par le dépôt de barytine I, calcédoine II, stibine I, quartz I,sénarmontite, valentinite, stibiconite ; - stade II est le stade le plus minéralisant caractérisé par le développement du calcédoine III, stibine II, barytine II, sphalérite, sénarmontite, valentinite, cinabre, polhémusite, stibiconite, Oxyde d’Antimoine et de l’Argent ; - stade III [quartz III, stibine III, barytine III]. L’analyse chimique de différentes phases minérales des minéralisations montre des concentrations relativement élevés des éléments en traces (As, Ir, Pt, Au, Os, Hg, Ag, Pd, Te,Sn et Cd). Ces éléments sont typiques dans les minéralisations type épithermales à faible sulfurations. La présence des éléments groupe de platine (PGE) indique à la présence de roches magmatiques profondes type mantelliques. L’étude des inclusions fluides effectuée sur les cristaux de quartz II de deuxième stade minéralisant qui est le plus important. Les mesures microthermométriques ont été réalisées sur les inclusions fluides primaires (n=102). Les températures d’homogénéisations enregistrées varient entre 124 et 270 °C. Les valeurs de la salinité varient entre 0,85 et 19,45% éq. NaCl, avec une densité varie de 0.8 à 1.1 g/cm3. Les résultats minéralogiques, métallogéniques ainsi que les données des inclusions fluides indiquent que les minéralisations à Sb- Ba-Zn et Hg de la zone d’étude sont épithermales de type sinter à faible sulfuration à des concentrations relativement élevées des éléments de trace (As, Ir, Pt, Au, Os, Hg, Ag et Pd).Item Les indices de phosphate de la région de Souk Ahras, caractérisation sédimentologique et géochimique(Université Badji Mokhtar Annaba, 2026) ABDELMOUMENE, OuafaLes indices de phosphate de Souk Ahras, situés au nord-est de l’Algérie, appartiennent à la province phosphogène éocène de la marge sud de la Téthys. Structurellement, ils appartiennent à la partie orientale de la zone des nappes de la chaîne des Maghébides, Afrique du nord. Ces phosphates se sont déposés durant l'Yprésien, et coïncident bien avec les événements du maximum thermique de l'Éocène (Eocène Thermal Maximum 2 et 3 (ETM2 et ETM3)), parmi des événements hyperthermiques mondiaux les plus marquants du Paléogène. Les études pétrographiques, minéralogiques et géochimiques révèlent qu’ils se distinguent nettement des autres gisements phosphatés situés autour de la Paléo-île de Kasserine, tout au sud, et de ceux de la province phosphogène de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient. Les analyses pétrographiques montrent que ces phosphates sont principalement composées de pellets, de coprolithes, de pseudo-oolites avec des noyaux bioclastiques ou des tests de foraminifères planctoniques et de glauconite, alors que les investigations minéralogiques révèlent la présence d'une association composée principalement de carbonate fluor-apatite (CFA), de calcite et de rare quartz. L'enrichissement en matière organique, en sulfures (pyrite) et en glauconite indique un environnement réducteur, très probablement lié à l'événement Eocène Thermal Maximum 2 (ETM2) qui a prévalu pendant le dépôt de ces phosphates yprésiennes. Les teneurs élevées en Si, Al, Fe, Mg et K observées dans les phosphates étudiés constituent également une caractéristique de l’événement ETM2. Elles ont largement contribué à la formation de la glauconite, au développement des particules phosphatées, ainsi qu’aux processus de glauconisation et de cimentation glauconitique au sein de ces phosphates. La teneur en éléments sensibles à l'oxydoréduction, qui est également légèrement supérieure à celle enregistrée dans d'autres phosphates téthysiennes, plaide en faveur d'un environnement plus réducteur. Par ailleurs, les caractéristiques texturales ainsi que la distribution des teneurs en terres rares dans ces phosphates témoignent d’un environnement de dépôt peu profond, oxygéné et ouvert. Ces données contrastées suggèrent l’influence d’apports d’eaux ascendantes au sein des bassins phosphatés. Ces apports pourraient également rendre compte de plusieurs paramètres géochimiques liés aux terres rares, tels que (1) la teneur similaire en ƩETRs de ces phosphates, malgré leur enrichissement en glauconite, à celle des phosphates du bassin nord de la région de Tébessa ; (2) l'anomalie Ce plus prononcée ; (3) la teneur légèrement plus élevée en HREE ; et (4) le taux de sédimentation rapide observé à partir des données sur l'anomalie Nd vs Ce.xvi En plus de leur enrichissement en éléments de terres rares (ƩREE jusqu’à 400 ppm), les phosphates de la zone de nappe enregistrent aussi les événements thermiques maximaux les plus marqués de la transition Paléocène–Éocène, en raison de leur position paléogéographique ouverte vers l’océan Téthys, contrairement aux phosphates du sud de l’Algérie et de la Tunisie déposés dans un environnement plus confiné autour de la Paléo-île de Kasserine.Item The biostratigraphic characteristics of the coniacian and santonian in the eastern saharan atlas = Les caractéristiques biostratigraphiques du coniacien et du santonien dans l'atlas saharien oriental(Université Badji Mokhtar Annaba, 2026) NEMOUCHI, SakinaThe study of Coniacian and Santonian deposits in the Eastern Saharan Atlas (northeastern Algeria) spans two areas: the Tébessa Mountains (Essen section) and the Bellezma-Batna Mountains (Boukezez section). Despite their geological interest, these sedimentary series have not been the subject of any detailed study until now. This contribution offers a first integrated biostratigraphic and paleoenvironmental analysis, based on the joint study of macro- and microfossils, including macroinvertebrates, planktonic foraminifera, and ostracods. The dating of the formations is based on the identification of 26 species of planktonic foraminifera divided into 11 genera. Thus, the Coniacian is characterized by the Dicarinella primitiva and Marginotruncana sinuosa Zones, while the Santonian is defined by the Sigalia carpatica, Dicarinella asymetrica and Globotruncanita elevata Zones. Despite the paucispecificity of the Coniacian and Santonian marls in macroinvertebrates, a total of 23 species of bivalves, 4 species of gastropods, 1 species of cephalopod and 5 species of irregular echinoids were identified. The quantitative analysis of this macrofauna allowed to distinguish several characteristic assemblages: (1) Agelasina plenodonta, Cucullaea, Oscillopha– Plicatula and Hemiaster fourneli– Paraesa faba Assemblages for the oniacian; (2) Nuculana cf. mariae Assemblage for the santonian. These marls also contain a microfauna rich in ostracods, with 55 species identified from a total of 10194 individuals. Statistical analyses (NMDS and PERMANOVA) allowed us to distinguish four distinct assemblages: (1) Cytherella aff. austinensis– Cytherella aff. contracta Assemblage and Cytherella ovata– Spinolebris yotvatensis Assemblage, in the Coniacian, (2) Cytherella aff. austinensis– Cytherella aff. elongata Assemblage and Paracypris aff. posteriusacuminatus– Ovocytheridea triangularis Assemblage, in the Santonian. All the quantitative data reveal a marked contrast between the Coniacian and Santonian stages. The Coniacian and early Santonian are characterized by low diversity, a predominance of smooth-shelled ostracods, and anabundance of globose and keeled planktonic foraminifera. The upper Santonian, on the other hand, is characterized by a decrease in diversity and an increased dominance of ornamented species, suggesting an ecological imbalance. An inverse relationship was observed between the abundance of ostracods and that of planktonic foraminifera. Furthermore, the complete absence of ostracods at the Coniacian– Santonian boundary coincides with a dominance of planktonic foraminifera and opportunistic benthic forms. Interpretation of the integrated results from both sections shows that the region underwent a progressive environmental evolution: from a shallow, warm, well-oxygenated, and nutrient-rich marine environment characterized by a hard bottom and stable substrates, but also by isolated environments, restricted faunal exchange, and a significant reduction in benthic habitats during the Coniacian, to a deeper, euhaline, nutrient- nriched environment with more compact and consolidated marly substrates, reflecting a shift toward more favorable climatic and environmental conditions during the Santonian. The observed decline in diversity in the Late Santonian could be attributed to climatic cooling. The transition between the two stages appears to be marked by a punctual environmental disturbance, reflecting moderate dysoxic conditions, without clear evidence of a global anoxic event (OAE3). The Essen and Boukezez sections exhibit comparable sea-level fluctuations and paleoenvironmental evolutions, influenced mainly by local tectonics. Furthermore, the opening of the Trans-Saharan route facilitated faunal connections between the eastern Tethys and the South Atlantic, promoting extensive biotic exchanges along the marine margins. This connectivity explains the similarities observed between the faunas of northeastern Algeria and those of adjacent regions of North and West Africa.Item Caractérisation paléontologique et sédimentologique du passage crétacé - tertiaire dans l’atlas saharien oriental (Tébessa, NE algérien)(Université Badji Mokhtar Annaba, 2026-02-08) BRIOUA, HamedCette étude examine les dépôts de la limite Crétacé-Paléogène (K-Pg) dans l'Atlas oriental de la région de Tébessa (Algérie), à travers une approche intégrée combinant analyses bio-stratigraphiques, sédimentologiques et géochimiques de deux coupes clés : Djebel Dyr et Tarfaya. À Djebel Dyr, l'étude de la Formation El Haria a révélé, pour la première fois en Algérie, une coupe continue et complète dépourvue de hiatus sédimentaires de cette transition. Elle enregistre l'intégralité des biozones à foraminifères planctoniques et préserve les cinq marqueurs diagnostiques de la limite K-Pg : (1) l'extinction massive des formes autrichiennes à l’exception d'espèces opportunistes, (2) l'apparition des espèces daniennes, (3) un niveau millimétrique à hydroxyde de fer (goethite), (4) une nette anomalie positive en iridium (0,11 % en poids), et (5) une chute brutale de la teneur en carbonate de calcium (CaCO₃), proche de 0 %. En revanche, les analyses bio-stratigraphiques de la section de Tarfaya ont révélé la présence de la dernière Biozone du Maastricht (Zone à Plumasserie lanthanides), suggérant une continuité sédimentaire au cours du Maastricht terminal dans la région de Djebel El Onk. Bien que cette section enregistre la limite K-Pg, attestée par un horizon ferrugineux enrichi en iridium et une chute des teneurs en CaCO₃, un hiatus sédimentaire est identifié dans le Danien basal, comme en témoigne l'absence des deux premières biozones. L'analyse des faciès, micro faciès de la coupe de Djebel Dyr indique un milieu de dépôt correspondant à une zone épi bathyale au passage K-Pg, caractérisé par un environnement ouvert, profond, calme et transgressif. En revanche, la section de Tarfaya, correspond à un milieu de plate-forme interne peu profonde le plus souvent communicant avec la mer ouverte, marquée par des épisodes transgressifs et régressifs. Cette étude démontre que les environnements de dépôt ont joué un rôle important dans la préservation des archives sédimentaires de l'événement K-Pg. Les résultats obtenus comblent une lacune significative dans la connaissance de cette limite en Algérie et ouvrent de nouvelles perspectives pour la compréhension des conditions de sédimentation lors de cette transition majeure de l'histoire de la Terre.Item The troubia, ain diba and ain kissa phosphorite occurrences (tebessa region, NE Algeria): sedimentology, petrology and geochemistry = Les indices de phosphates de troubia, ain diba, ain kissa (région de tébessa, NE algérien) : sédimentologie, gîtologie et géochimie(Université Badji Mokhtar Annaba, 2026) DIAB, IbtissamThe phosphorite rocks in the northern basin of Tebessa region were deposited during the Upper Paleocene–Lower Eocene period around the Kasserine Paleo-Island, and coincide well with PETM events. These rocks are extensively studied across various scales, such as whole-rocks, particle separates, matrix, and grain-size fractions. Decimeter- to meter-thick phosphorite layers are interbedded within marls, dolostones, and silica-rich carbonate rocks. Although partly exploited in the early 20th century, the Troubia, Ain Dibba, and Ain Kissa deposits received limited exploration due to their lower P2O5 content and ore reserves. The present study aims to highlight the knowledge of their critical trace and REE contents, as well as the understanding of their paleo-depositional environment. Selected samples were analyzed using optical microscopy, XRD-FTIR, SEM-EDS, XRF, and ICM-MS methods. Petrographic data show that these phosphorites are mainly composed of pellets, coprolites, bioclasts and rare glauconite, gypsum, and detrital quartz grains. These constituents are cemented by calcareous, siliceous or rarely clayey matrix. Here, amorphous silica, represented by opal-CT; and crystalline silica represented by quartz grains. XRD, FTIR and SEM data reveal that phosphorites are composed of CFA, Opal-CT, quartz, dolomite, calcite, gypsum, and zeolites. This siliceous material may be originated from fragmented fossils of siliceous tests, and precipitated silica, or quartz detrital grains. The XRF and ICP-MS chemical analyses show that the studied phosphorites are not as rich neither in P2O5 nor in REE contents (average = 20.24 wt% and average = 252 ppm, respectively) as the southern basin Djebel Onk phosphorites. The highest Ce/Ce* and lowest Eu/Eu*anomalies are recorded in the relatively REE- and glauconite-rich lower layers, while the lowest Ce/Ce and highest Eu/Eu anomalies , indicating more oxic conditions, characterize the glauconite-free, REE-poor upper layers. The redox- sensitive trace element (Cr, Ni, V, U) data display transition from relatively sub-oxic to oxic conditions (from the lower to the upper layers), indicating that slightly reducing conditions during early diagenesis enabled uptake both REE and trace element onto apatite and glauconite from pore waters through substitution and adsorption mechanisms. These features indicate that phosphorites from the northern basin were deposited, through upwelling currents, in a more open, shallower, oxygenated, fast sedimentation, and agitated environment during the Paleocene-Eocene phosphogenesis, with less PETM influence, in Tebessa region.Item Apport de la géochimie et de la géochimie isotopique à l’étude des formations basiques et ultrabasiques du massif de l’Edough et de l’Est Algérien : conséquence sur la géodynamique et l’ouverture de la méditerranée occidentale(Université Badji Mokhtar Annaba, 2025) MECHATI, MehdiLes métagabbros et amphibolites affleurant dans la région de Bou-Maïza au sein du massif de l’Edough (nord-est de l’Algérie) sont décrits en détail. Les observations de terrain et les analyses pétro structurales indiquent une mise en place syn- sédimentaire des gabbros sous forme de clastes, de blocs et de lentilles au sein de brèches gabbroïques polymictiques. Les amphibolites associées présentent un litage sédimentaire parallèle à fine échelle et correspondent à des épiclastites mafiques, des litharénites et des grauwackes mafiques. Les niveaux et lentilles mafiques sont intercalés avec des schistes alumineux pélitiques d’origine continentale, du quartzite et du marbre. Il est conclu que l’ensemble des roches mafiques de cette localité proviennent de l’érosion d’un complexe plutono-volcanique océanique à affinité MORB, remanié dans un mélange matriciel à blocs, puis mis en place sous forme de turbidites et d’écoulements détritiques au Mésozoïque. Les analyses minéralogiques et géochimiques sur roche totale ont été réalisées sur ces roches métabasiques. Dans tous les échantillons, les isotopes du Sr sont largement affectés par l’altération par l’eau de mer (87Sr/86Sract. > 0,70384 et jusqu’à 0,70888), ce qui empêche leur utilisation pour caractériser la nature des réservoirs sources. Ces roches présentent des signatures géochimiques indiquant une origine à partir d’un réservoir de manteau appauvri (εNd > +7,9 et εHf > +3,75). Les isotopes du Pb indiquent une contribution sédimentaire au réservoir source, attribuée à une contamination uniquement par des fluides hydratés issus d’une composante sédimentaire. Cette observation, couplée à un enrichissement en éléments LILE, suggère un environnement de bassin arrière-arc. Ces résultats montrent que l’unité BM a été obducté sur la marge nord-africaine puis déplacé, probablement lors du bombement et de l’exhumation de la croûte continentale inférieure du massif d’Edough vers le Sud.Item Apport des données géologiques, géophysiques, pétrologiques et de la télédétection dans l’étude des grands accidents tectoniques du Nord-Est de l'Algérie : cas de l’accident du Kef Hahouner – Djebel Debbagh(Université Badji Mokhtar Annaba, 2026) LAGHOUAG, Mohamed YacineLa région Nord-Est de l’Algérie est caractérisée par la présence de nombreux accidents et failles importantes qui ont joué et continuent de jouer un rôle essentiel dans la structuration de la région. Le plus important de ces accidents de par son extension est celui du Kef Hahouner – Djebel Debbagh, orienté E-W et dont l’extension et l’origine ne sont pas encore bien contraintes. Des roches volcaniques uniques en Afrique du Nord de par leur composition chimique et minéralogique sont localisées au sein de cet accident. Dans cette étude, les outils de la télédétection et de la géophysique ont été utilisés pour contraindre l’extension dans l’espace de cet accident et de détecter de nouvelles structures qui lui sont liées. Pour résoudre le problème de l’origine et la nature de cet accident,nous avons réalisé des études de terrain, pétrographiques, géochimiques et isotopiques (Sr-Nd-Pb) sur les roches volcaniques du Kef Hahouner. L’utilisation d’outils de télédétection, notamment de scènes MNT, a permis de montrer que l’extension de l’accident du Kef Hahouner-Djebel Debbagh dans l’espace est beaucoup plus importante que ce qui était admis jusqu’à présent. Il semblerait que cet accident s'étende de la région de Thibar, en Tunisie, à l'est, jusqu'à la région de Berrouaghia, en Algérie, à l'ouest, sur plus de 600 km. L’utilisation de l’aéromagnétisme dans la région du Kef Hahouner a révélé que l’accident du Kef Hahouner-Djebel Debbagh était constitué d’un couloir de failles parallèles, et non d'une seule faille. L’étude des roches volcaniques du Kef Hahouner indique qu’elles sont composées d'une association de roches ultrapotassiques affleurant à la base d'une séquence de coulées de lave et de shoshonites constituant des intrusions sub-volcaniques, ainsi que la partie supérieure de l'empilement de coulées de lave susmentionné. Les roches ultrapotassiques sont riches en K₂O, avec un rapport K₂O/Na₂O > 2, un [Mg] élevé (Mg/(Mg + Fe2+)) = 0,70-0,72) et des teneurs élevées en Ni (173 μg.g-1 [ppm]) et en Cr (392 μg.g-1). Elles sont fortement enrichies en LREE et extrêmement enrichies en thorium et en LILE (Rb, Ba, Sr), par rapport aux HFSE (Ta, Nb et Ti), présentant des spectres de type orogénique. Les shoshonites présentent des teneurs en K₂O plus faibles et des teneurs en Na₂O et Al₂O₃ plus élevées que les faciès ultrapotassiques. Cependant, ces roches présentent des spectres similaires à ceux observés dans les roches ultrapotassiques en ce qui concerne les éléments traces et les éléments de terres rares (REE), même si leurs teneurs en LILE et MREE sont légèrement inférieures. Les valeurs initiales de ⁸⁷Sr/⁸⁶Sr varient de 0,706101 à 0,709500, et celles de ¹⁴³Nd/¹⁴⁴Nd de 0,512246 à 0,512438. Les rapports isotopiques du plomb varient quant à eux entre 18,538 et 18,571 pour le ²⁰⁶Pb/²⁰⁴Pb, entre 15,649 et 15,657 pour le ²⁰⁷Pb/²⁰⁴Pb et entre 39,806 et 39,998 pour le ²⁰⁸Pb/²⁰⁴Pb. Les roches ultra potassiques présentent des rapports ⁸⁷Sr/⁸⁶Sr, ²⁰⁶Pb/²⁰⁴Pb et ²⁰⁸Pb/²⁰⁴Pb plus élevés, ainsi qu'un rapport ¹⁴³Nd/¹⁴⁴Nd plus faible que les shoshonites. Ces deux suites volcaniques résultent très probablement de la fusion partielle croissante de la source mantellique métasomatisée, dans laquelle la composante mantellique ambiante dilue la composante riche en alcalins dérivée de la fusion partielle de la veine. Cette dilution explique la transition du magma ultraponique au magma shoshonitique. Par rapport à la ceinture magmatique cénozoïque nord-africaine, les lithologies ultrapotassiques et shoshonitiques du Kef Hahouner sont uniques et n'ont pas 4 d'équivalent dans toute la région. Nous proposons donc un modèle géodynamique dans lequel la subduction de la marge continentale africaine sous le domaine kabyle, puis sa rupture au cours du Tortonien,ont provoqué un intense épisode métasomatique dans la région source, entraînant la formation et la mise en place de roches ultrapotassiques et de shoshonites. Enfin, l’accident du Kef Hahouner-Djebel Debbagh pourrait correspondre à la faille de rupture associée au bord sud de la plaque lithosphérique africaine subductée (STEP fault).Item Origines et caractérisation des eaux de sources de la région de Ain Larbi wilaya de Guelma (Nord-Est Algérie)(Université Badji Mokhtar Annaba, 2025) ALLOUANI, NoraDes échantillons d'eau de sources pérennes (chaudes et froides) ont été collectés au cours de deux campagnes de prélèvements (Janvier, Juillet 2022), pour un total de 20 échantillons, ont été effectuées afin d’étudier la qualité globale des eaux souterraines destinées à l’AEP et l'irrigation. Une évaluation comparative de la qualité de l'eau potable a été réalisée dans la région d'Ain Larbi à l'aide de l'indice arithmétique pondéré de la qualité de l'eau (WA-WQI). La représentation des données sur le diagramme de Piper et Schoeller montre que 80 % des échantillons d'eau présentent un faciès bicarbonate de calcium, suivi de 20 % des échantillons présentant un faciès chlorure de calcium. L’application du diagramme Chahda pour les eaux souterraines de Ain Larbi, a permet de voir que la majorité des échantillons se trouvent classer dans le groupe II (Ca2+-HCO3) et à moindre degré dans le groupe I (Ca-Mg-Cl) Pendant le mois de Juillet, contrairement durant le mois de Janvier ; la majorité des échantillons se concentre dans la classe du groupe I. L’analyse microbiologique à montrer que l’eau est de mauvaise qualité bactériologique. Les paramètres de qualité de l’irrigation ont été calculés et discutés en détail, indiquent que la majorité des échantillons d'eau sont considérés comme bons et adaptés à l'irrigation. L'origine des minéraux est évaluée par l'approche de l'indice de saturation et le diagramme de Gibbs. En outre, le processus de corrélation et le mécanisme d'échange d'ions sont détectés par l'analyse en composantes principales (ACP). Les résultats de l'ACP indiquent que la qualité des eaux souterraines dans la zone d’étude résulte principalement de l'altération météorologique et géochimique de la roche. L'indice de saturation et le diagramme de Gibbs confirment ces résultats. L'IQE-WA a été calculé pour chaque station sur la base des paramètres physicochimiques. Pendant la saison des pluies, trois des cinq classes de l'IQE ont été observées dans la présente étude, à savoir excellent (25 %), bon (70 %) et médiocre (5 %). Pendant la saison sèche, les classes ; excellent (25 %), bon (30 %) et médiocre (45 %) ont été représentées. La situation actuelle montre comment les régimes hydrogéologiques et les interactions eau-roche affectent les concentrations d'ions dans les eaux souterraines. Nos résultats contribuent à l'identification des besoins en eau potable dans la région d'Ain Larbi, favorisant ainsi une gestion durable de l'eau.Item Petrological and geochemical study (major, trace and rare earth elements) of phosphorites from Bled El Hadba, Djebel Onk (NE Algeria)(Université Badji Mokhtar Annaba, 2025) LAOUAR, khaledThe phosphorite deposits located in Algeria are found within the Eastern Saharan Atlas, particularly in the Tebessa area. A notable feature of these deposits is the Djebel Onk phosphorite complex, which is situated in the southern section of the Tebessa region. Additionally, the Bled El Hadba deposit is part of the extensive Djebel Onk phosphorite complex in northeastern Algeria. This deposit has been the focus of numerous geological investigations aimed at analyzing P2O5 concentrations for commercial viability. Recent discussions among various authors have highlighted the enrichment of rare earth elements (REE) in Algerian phosphorites, which are regarded as some of the most abundant Paleocene-Eocene phosphorites globally. The upper Thanetian phosphorite layer measures approximately 30 meters in thickness and is categorized into three distinct sub-layers—lower, main, and upper—according to their P2O5 concentrations, with the main sub-layer identified as the most affluent. Nevertheless, there has been a scarcity of comprehensive geochemical studies conducted on this deposit to date. This study involved the analysis of major, trace, and rare earth elements (REE) in phosphate particles, including pellets, coprolites, and glauconites, utilizing ‘in situ’ (LA-ICP MS). Whole-rock samples were analyzed using X-ray fluorescence (XRF) techniques. The findings indicate that the primary sub-layer exhibits the highest concentrations of whole-rock P2O5, ranging from 19.65 to 21.32 wt%, in contrast to the lower sub-layer (10.47–16.87 wt%) and the upper sub-layer (9.43–13.87 wt%). Among the phosphate particles, glauconites possess the lowest P2O5 levels across all three sub-layers (17.45–19.35 wt%), while pellets (21.14–24.33 wt%) and coprolites (21.75–24.12 wt%) show higher values. Additionally, glauconites contain significantly greater amounts of Al2O3, SiO2, MgO, and Fe2O3(t). The ΣREE concentrations in glauconites (764–2050 ppm) surpass those found in pellets (221–910 ppm) and coprolites (214–909 ppm). Notably, within glauconite particles, the ΣREE, along with Al2O3, SiO2, MgO, and Fe2O3(t), increases from the core to the rim, while P2O5 levels decline,gindicating that glauconitization occurs after phosphatization. Furthermore, the glauconitization process intensifies from the lower to the upper sub-layer, as evidenced by positive correlations between Al2O3 and both MgO and SiO2, alongside negative correlations between Al2O3 and P2O5. The anomalies of Ce, Eu, and Y, in conjunction with La/Nd ratios and Nd concentrations, suggest that phosphatization occurred under oxic conditions due to warm water upwelling, whereas glauconitization initiated under more reduced (suboxic) conditions, particularly during early diagenesis, characterized by peak REE uptake from porewater and slow sedimentation rates. Although the P2O5 concentrations in the Bled El Hadba phosphate particles are comparatively low, their ΣREE contents represent the highest levels found among all phosphorites in Algeria and North Africa. Consequently, it is advisable to conduct more comprehensive analyses of rare earth elements to thoroughly assess its economic viability concerning critical raw materials.Item Estimation et modélisation de l'indice de sécheresse à l'aide de différents modèles d'intelligence artificielle (IA) dans le bassin du hodna(Université Badji Mokhtar Annaba, 2025) LADOUALI, SabrinaLes conséquences négatives de la sécheresse sur les ressources en eau, l'agriculture, les écosystèmes et la production d'énergie peuvent être gérées efficacement en prédisant son occurrence dans le futur, ce qui peut également aider à prévenir les risques potentiels. Les techniques d'informatique douce sont devenues la méthode préférée pour produire des prévisions en raison de leur capacité à minimiser le temps de développement, à exiger des données minimales et à offrir une approche relativement moins complexe par rapport aux modèles dynamiques ou physiques. Dans cette étude, une approche hybride VMD-ELM, établie en combinant la technique de décomposition en mode variationnel (VMD) et l'algorithme Extreme Learning Machine (ELM) comme technique de prétraitement, est proposée pour prédire les sécheresses futures. Tout d'abord, les valeurs SPI à 6 et 12 mois, les valeurs de délai de 1, 2 et 3 mois ont été estimées à l'aide de l'algorithme ELM. Ensuite, les variables météorologiques et les valeurs SPI, divisées en sous-composantes avec VMD, sont présentés au modèle ELM, et un modèle de prévision de la sécheresse est développé. En conséquence, l'effet de diverses combinaisons d'entrées et de valeurs SPI sur la prévision des futurs indices de sécheresse a été évalué. Les performances du modèle ont été évaluées selon divers critères visuels et statistiques. L'analyse a permis de déterminer que les plus grandes précisions de prédiction sont généralement obtenues avec les modèles VLD-ELM et les prédictions SPI avec un délai d'un mois. Les résultats de l'étude donnent des idées importantes aux bailleurs de fonds en ce qui concerne la planification des ressources en eau et les stratégies d'adaptation au changement climatique.Item Estimation des apports et des exhaures du lac fetzara et analyses des données sur deux cycles hydrologiques 2016/17 et 2017/18(Université Badji Mokhtar Annaba, 2024) BOUHALI, ZahraDivers horizons contribuent à l’alimentation du lac Fetzara en eau, mais avant se déverser dans la cuvette du lac, ces eaux subissent des modifications assez significatives de leurs qualités et quantité. L’alimentation du lac se fait par le biais des Oueds Zied, El Mellah et El Hout, ces eaux avant leur aboutissement au lac traversent plusieurs terrains à géologie ariable, notamment les formations métamorphiques constituées particulièrement de gneiss et de schistes au Nord , les formations édimentaires d’Ain Berda renfermant des calcaires et des argiles au sud, à l’Ouest la plaine d’Annaba dont le lac fait partie est caractérisée par la présence de formations d’âge Quaternaire et par les évaporites .Ces formations entraînent des modifications appréciables de la qualité des eaux en effet les faciès chimiques déterminés diffèrent d’une zone à l’autre, ils sont soit chloruré sodique soit sulfaté calcique. Les changements observés sont engendrés par le phénomène de dilution qui semble s’effectuer, en effet les eaux alimentant le lac proviennent des hauteurs de l’Edough et d’Ain Berda situés respectivement à 800 m et 150 m d’altitude. Au cours de leurs écoulements les eaux s’enrichissent ou s’appauvrissent en éléments chimiques selon la nature lithologique des terrains traversés.Ce travail s’appuie sur la cartographie par l’outil télédétection avec l’interprétation des résultats de différents traitements multi spectrales des images satellitaires, en éterminant les 3 classes (surface d’eau, Couvert végétal, et Sol nu). A l’aide de la reconnaissance du terrain, cela nous a aidé à effectuer la phase d’apprentissage par seuillage des nouvelles bandes (néo-canaux) calculées (indice de égétation (NDVI) et indice de l’eau (NDWI)).Item Gestion des ressources en eau du bassin versant transfrontalier(medjerda et mellegue) face à la salinisation des eaux générée par la géologie et les changements climatiques(Université Badji Mokhtar Annaba, 2024) BOUKLAB, MohammedLa gestion durable des ressources en eaux souterraines de plus en plus cruciale dans les politiques publiques et au sein des entreprises, constitue toutefois un défi majeur dans sa concrétisation pratique. La prise de décision en matière de gestion des eaux souterraines nécessite une évaluation approfondie des différents secteurs climatiques, environnementaux et économiques. La présentation de ces résultats aux décideurs est essentielle pour favoriser des choix éclairés et durables, mettant ainsi en évidence l'importance de l'analyse multicritères dans ce processus décisionnel complexe.Item ldentification et analyse de la relation entre les flyschs numidiens et les mouvements de terrain cas du tell oriental ne algérie(Université Badji Mokhtar Annaba, 2024) BOURAGBA, NadjetCette thèse se penche sur les différents aspects liés à l'effondrement du tunnel T1 de Djebel El Ouahch wilaya de Constantine. Le tunnel T1 de Djebel El Ouach est composé de deux tubes dont la distance entre eux est de 17.36m. Le 1er janvier 2014 à 16h30, il y a eu un effondrement dans le tube Ouest (gauche) du PK 206+136 au PK 206+265, soit une distance de 129m. Cela a causé des désordres au niveau du tube Est (droit) mise en service quelques mois avant l’effondrement, il s’agit d’une rupture de revêtement définitif du PK 206+182.25 et le PK 206+300 ce qui a entrainé la permeture de ce dernier de la circulation.Item Bioérosion des macro invertébrés cénomaniens à batna algérie ichnotaxonomie et signification paléo environnementale.(2023) Kara, Ahmed ImadL'étude ichnologique des dépôts cénomaniens de 4 sections levées aux alentours de Batna : celle des Monts Bellezma, au Nord, représentée par le Djebel Metrassi, Thénièt el Manchar et Djebel Hamla et celle des Aurès, au Sud, représentée par le Djebel Bouarif a révélé des communautés de sclérobiontes relativement abondantes et diversifiées préservées dans les coraux, les bivalves et les gastéropodes. Le registre fossile est dominé par des Gastrochaenolites exceptionnellement préservés, souvent avec des traceurs (bivalves), qui sont conservés in situ, Entobia, et Maeandropolydora.Item Caractérisation physico chimique des fluides associés aux granites à métaux rares l’exemple du hoggar central et du filfila ne algérie(Université Badji Mokhtar Annaba, 2024) BOUGUEBRINE, JanetDans la région de Tamanrasset, située dans le bouclier touareg panafricain, on trouve de nombreux intrusions de granites évolués appelés collectivement les granites de Taourirt et les granites à Métaux rares (GRM). Ces intrusions sont associéesItem Schéma de gestion des déchets ménagers et perspectives d’aménagement de la wilaya d’El Tarf(Université Badji Mokhtar Annaba, 2024) GHEBBACHE, AminaLa gestion des déchets ménagers en Algérie fait face à divers défis, tels que le manque d'infrastructures appropriées, le manque de sensibilisation et de participation des citoyens, ainsi que la nécessité d'améliorer les pratiques de collecte, de tri et de recyclage. Le gouvernement et les autorités locales travaillent à la mise en œuvre de programmes et de politiques visant à améliorer la gestion des déchets dans le pays. L'Etat algérien établit des réglementations plus strictes et soutient particulièrement les alternatives les plus respectueuses de l'environnement. Soulignons que l’enfouissement des déchets est considéré comme une solution de dernier recours. De ce fait, des efforts sans cesse renouvelés, sont déployés pour encourager la réduction des déchets à la source, le recyclage et les pratiques de gestion durable. C’est dans cette thématique que nous portant notre intérêt sur l’étude de l’évaluation du risque potentiel de pollution par les lixiviats issus des centres d’enfouissement technique (CET), aussi bien sur la population des communes mitoyennes que sur l’environnement voisinant (faune et flore). Ainsi, notre étude a ciblé quatre CET importants, proches des agglomérations de Dréan, Zerizer, Bouteldja et Ramel El Soug de la wilaya d’El Tarf. Ces CET constituent une destination appropriée des déchets pour les nombreuses communes de cette importante wilaya. Les objectives de cette étude sont l’identification d’éventuels polluants présents dans les ressources en eau des zones à proximité des CET, pourvoyeurs de lixiviats toxiques. Les résultats des analyses physico-chimiques des eaux prélevées [qu’elles soient eaux de surface ou eaux souterraines (eau des puits)] révèlent une altération de leurs qualités. Plus les points de prélèvement s’approchent des CET, plus le niveau de pollution des eaux est élevé. Notamment, de façon relative plus prononcé, au niveau du CET de Zerizer et Dréan qui montrent des niveaux inquiétants de contamination par certains métaux lourds (Pb, Mn,Cr, Fe). Le risque d’intoxication est réel d’autant plus que nous avons remarqué, que la population limitrophe utilise régulièrement les eaux des puits pour ses besoins domestiques et agricoles. Par conséquent ces riverains encourent un véritable risque de contamination sanitaire notamment par les métaux lourds.Item Raréfaction et sécurisation de l'eau dans un bassin Méditerranéen sous contraintes de réchauffement climatique et de croissance démographique.(Université Badji Mokhtar Annaba, 2024-02-26) HANI, samirLa recherche de solutions pour résoudre les problèmes de l’eau et de l’environnement dans la basse Seybouse répond à la nécessité d’intégration, depuis la localisation et l’évaluation des ressources, jusqu’à la protection de leur qualité, mais tout en évaluant les éventuels effets néfastes. Elle contribue ainsi à la mise en œuvre de la politique de développement durable mise en œuvre depuis quelques années. L'application des codes MODFLOW et MT3DMS montre que les pompages d'eau souterraine ont provoqué une chute continue du niveau de l'eau et une hausse de la concentration en chlorures. De plus, l’interface eau douce-eau marine a progressé de 300 à 2500 m dans les terres. Ces résultats montrent la nécessité de prendre les mesures adéquates pour la protection de l'aquifère. Le bassin de la basse Seybouse subit différentes pollutions : urbaine, industrielle et agricole. Ces pollutions ont pour origines les nombreuses agglomérations, usines et zones agricoles situées sur les deux rives de l’oued et de ses affluents. Des solutions ont été mises en place pour lutter contre les rejets directs dans les milieux récepteurs et pour répondre aux besoins en eau domestiques, agricoles et industrielles. Ces mesures doivent, cependant, être renforcées par des politiques innovantes destinées à renforcer la résilience au dérèglement climatique et à d'autres stress. A cet effet, le modèle WEAP a permis d’envisager et d’évaluer des stratégies de gestion des ressources en eau dans le sous bassin de la basse Seybouse selon différents scénarios jusqu’en 2050. Ces scénarios révèlent que les besoins en eau ne peuvent être satisfaits totalement compte tenu des ressources disponibles. Les impacts du changement climatique et de la pression sur la ressource sont les facteurs les plus pertinents qui font augmenter les besoins en eau. Le scénario de la gestion de la demande et l’apport du dessalement de l’eau de mer sont les mesures à mettre en place pour limiter les besoins en eau dans un environnement où la ressource hydrique se raréfie. Pour renforcer la résilience des aquifères aux changements climatiques, une étude des paramètres qui impactent la recharge des aquifères a été réalisé et des cartes des zones favorables à la recharge sont élaborées. Ces documents sont d’un grand intérêt car ils permettent d’envisager l’alimentation artificielle des aquifère de la région surtout en période pluvieuse. Ces documents peuvent également aider les gestionnaires à prendre les bonnes décisions, particulièrement pour la gestion de la ressource hydrique et l’étude de la vulnérabilité des eaux souterraines. Les zones d’infiltration requièrent une attention particulière des gestionnaires et des décideurs locaux en instaurant des mesures de protection.Item Approche méthodologique pour la protection des eaux du bassin versant oued abdiI (massifs des aures).(Université Badji Mokhtar Annaba, 2024) BENDJERAD, MohammedL’Oued Abdi est le nom d'un bassin versant qui fait partie de la chaîne des Aurès dans l'Atlas du Sahara oriental, au nord-est de l'Algérie. Le bassin versant est caractérisé par une superficie de 692 km2, un périmètre d'environ 192 km. Le bassin d'étude est considéré comme une zone d'activité agricole importante pour les agriculteurs de la région, car cette activité s'étend le long de la vallée, siège des plaines alluviales, connues pour la fertilité de leurs terres. Les paysans dépendent de l'arrosage de leurs vergers sur les eaux souterraines superficielle de l'aquifère alluviale, ainsi que sur les eaux souterraines profondes de l’aquifère fissuré. La majorité des eaux de la zone d’étude appartient à deux grandes faciès chimiques suivantes ; eaux des bicarbonatées calcique et sulfatées calcique ; le premier provient des calcaires et le second provient des formations gypseuses du Lutétien. Cela confirme notre conviction que l'eau des forages ou des sources appartiennent aux aquifères uniques ou aquifères interconnectés, ou c'est-à-dire qu'il s'agit d'un système multicouche fissuré. Afin d’extraire les limites de protection des eaux du bassin versant oued Abdi ; qui contient deux aquifères très important alluvionnaire et fissuré ;dans la première nous avons appliqué la méthode de wyssling et la méthode de Disco dans la deuxième ,les méthodes précèdentes ont été appliquées en fonction de la nature géologique de la roche réservoir. Des zones de protection avec des priorités spécifiques devraient être formées dans lesquelles diverses sources de pollution sont interdites, selon le degré de leur dangerosité pour les eaux souterraines, selon la nature géologique de l'aquifère. La sécurité des sources d'eau, qui est la base de la vie, est une nécessité absolue et doit être protégée de tous les dangers.Item Eléments en traces et valorisation des minerais de phosphate du gisement de Kef Essennoun - Dj. Onk (Algérie Orientale)(2012) DASSAMIOUR MohamedLes phosphates sédimentaires du gisement de Kef Essennoun de la région de Dj. Onk sont différenciés en quatre principaux types de minerais: un minerai riche en P2O5 à exogangue argileuse faiblement carbonatée (T1) ; un minerai riche à exogangue carbonatée faiblement argileuse (T2) ; un minerai noir très riche en P2O5 et en matière organique à exogangue argilo-siliceuse (T3) et un minerai pauvre à exogangue carbonatée (T4). Les quatre types de minerais sont désignés respectivement par T1, T2, T3 et T4. Le calcul des formules structurales a mis en évidence l’existence de deux principaux minéraux qui sont la francolite et la monétite. L’existence de la monétite est l’indication que le taux de fluore dans les phosphates du gisement de Kef Essennoun est relativement faible. L’étude géochimique des éléments en traces U, Cd, Zn, Cu, As, et Mn, liés aux minerais T1, T2 et T4, a permis de déterminer l’affinité de chaque élément dans chaque type de minerai. Dans le minerai T1, Cd tend à se lier à la fraction moyenne du minerai (0,5- 1 mm), alors que Zn et Cu sont liés à la fraction fine de l’exogangue de nature argileuse. Dans le minerai T2, Cd se concentre dans la fraction grossière du minerai (+1 mm); Zn et Cu sont liés, comme dans le minerai T1, à la fraction fine argileuse de l’exogangue. As ne montre pas une concentration préférentielle dans les minerais T1 et T2. Dans le minerai T4, Cd et As présentent une affinité avec la fraction moyenne du minerai riche en matière phosphatée. Zn et Cu sont liés la fraction siliceuse. Mn est lié, dans les trois types de minerais T1, T2 et T4, à la fraction carbonatée de l’exogangue. Dans trois types de minerais, U est associé à la matière phosphatée, mais dans un quatrième type de minerai, U est associé essentiellement à l’exogangue carbonatée. La matière organique (MO), liée à ces phosphates, est de nature humique. Elle montre un faible degré d'oxydation dans les pellets et l’exogangue siliceuse et un degré d’oxydation plus élevé dans l’exogangue carbonatée. Les pellets et l’exogangue siliceuse présentent un environnement fermé. Le degré d'oxydation montre une corrélation positive avec les teneurs en P et en Ca des pellets et la teneur en Ca de l’exogangue carbonatée et une corrélation négative avec la teneur en Si de l’exogangue siliceuse. Selon la nature de l’exogangue et les teneurs en éléments en trace, chaque type de minerai doit être traité séparément avec un procédé de traitement approprié