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Item « Relation entre le portage nasal et digestif de Staphylococcus aureus et l’infection des plaies du pied chez le diabétique »(Université BADJI MOKHTAR - Annaba Faculté de médecine, 2023-11-23) OTMANE, Adnèneobjectifs du travail : Jusqu’à 39% de diabétiques développeront une ulcération du pied durant leur vie dont plus de 50% s’infecteront. Le lien entre le portage nasal et l’infection du pied diabétique à Staphylococcus aureus est bien établi.L’objectif principal de notre travail est d’estimer la fréquence de l’association entre le portage nasal et digestif de S. aureus et l’IPD par le même isolat de ce germe.Les objectifs secondaires consistent à : étudier la sensibilité aux antibiotiques, mettre en évidence les facteurs de virulence, typer par biologie moléculaire toutes les souches isolées de S. aureus ainsi que comparer génétiquement les souches d’IPD aux souches de portage Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective transversale à double visée descriptive et analytique réalisée au CHU d’Annaba sur un échantillon de 405 patients consultés, hospitalisés et suivis pour IPD au niveau du service d’endocrinologie entre le 01 janvier 2015 et le 31 décembre 2020.353 prélèvements de nez et 232 selles à la recherche du S.aureus ainsi que 405 prélèvements issus du pied ont été analysés au niveau du laboratoire central de microbiologie. Résultats : La fréquence des IPD documentées était élevée estimée à 84.69%. Les infections à S.aureus étaient nettement prédominantes totalisant 74.63% des cas. Nos souches cliniques de S.aureus se caractérisaient par une résistance alarmante à la méticilline évaluée à 66.79%. Dans les IPD à S.aureus, la fréquence du portage nasal était importante 38.49% dont 22.19% de SARM. Le portage digestif était en revanche plus faible présent chez 16.85% des patients dont 06.74% de SARM. L’association d’un double portage nasal et digestif était seulement présente chez 09 patients soit 05.06% avec 01.68% de SARM. La fréquence des gènes pvl et de la tst était faible chez les souches cliniques comme chez les souches de portages ne dépassant pas 06.41% pour pvl dans le nez et 03.70% pour tst dans les selles. Le typage moléculaire avait permis d’identifier les génotypes suivants : CC5, CC8 et CC1. Il établissait une concordance entre les souches du double portage nez-selles et la souche clinique chez 02 patients sur 09 soit une similitude de 22.22%. Conclusion : La fréquence élevée du portage nasal souligne l’importance du dépistage à l’admission pour identifier les patients à risque d’IPD à S.aureus et de mettre en oeuvre précocement les mesures préventives et thérapeutiques adéquates. La forte multirésistance de nos souches de S.aureus restreint considérablement le choix de l’antibiothérapie et augmente la pression de sélection sur les glycopeptides. PVL et TSST-1 ne constituent pas des facteurs de virulence majeurs à la fois dans les IPD et les sites de portage.