Faculté de Médecine
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Browsing Faculté de Médecine by Author "CHINE, Sarra"
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Item « Evaluation du trou de glycation chez les diabétiques de type 2 et sa relation avec les complications du diabète »(UNIVERSITE BADJI MOKHTAR ANNABA FACULTE DE MEDECINE, 2024-10-10) CHINE, SarraIntroduction : Il a été constaté que, les patients ayant des niveaux d'HbA1c équivalents présentent des différences en termes de risque et de glycémie moyenne. Ce phénomène, connu sous le nom de variation biologique de la glycation, peut être évalué par l’estimation du trou de glycation (Glycation Gap = G-Gap). L’objectif de notre étude était d’évaluer le concept de trou de glycation chez un échantillon de patients diabétiques de type 2 (DT2) et examiner l'impact de la variabilité de la glycation sur les niveaux d'homocystéine et de micro-albuminurie chez ces patients. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale à visée analytique réalisée avec 170 sujets diabétiques type 2 ne présentant aucune complication, ils étaient recrutés lors des consultations spécialisées en endocrinologie diabétologie dans 03 polycliniques de la wilaya d’ANNABA. Un bilan biochimique de routine a été réalisé à savoir : la glycémie, l’HbA1c, la fructosamine et les paramètres du bilan lipidique accompagné par le calcul des indices d’athérogénécité. Le dosage de l’homocystéine a été réalisé aussi ainsi que le dosage de la micro-albuminurie dans un échantillon urinaire matinal et exprimé en mg/mmol de créatininurie (RAC). Résultats : L’âge moyen des patients diabétiques dans notre étude était de 60,01 ± 9,11 ans. Le sexe ratio F/H était de 1,61. La majorité des sujets soit 71% étaient des glyqueurs moyens (G-GAP = [-1 ⁓ +1]) contre 15,29 % des glyqueurs élevés (G-GAP > +1). Le G-GAP était plus élevé chez les diabétiques ayant une ancienneté du diabète supérieur à 7ans (p=0,046). Il est également significativement plus élevé chez les diabétiques sous insuline par rapport à ceux sous antidiabétiques oraux (p=0 ,039). L'analyse de corrélation de Pearson a révélé des corrélations positives et significatives entre le G-GAP et plusieurs paramètres biochimiques à savoir : l'HbA1c (r = 0,744, p < 0,001), le cholestérol total (r = 0,285, p < 0,001), le cholestérol-LDL (r = 0,285, p < 0,001), le cholestèrol non HDL (r=0,270, (p<10-3)), l'homocystéinémie (r = 0,487, p < 0,001) et le RAC (r = 0,472, p<0,0001) . Par ailleurs, les glyqueurs élevés se caractérisent par une moyenne de tour de taille et une fréquence de dyslipidémie (42,3%) significativement ((p<10-3)) plus élevées par rapport aux glyqueurs bas (p=0 ,000) et moyens ((p<10-3)) La moyenne du RAC et de l’homocystéinémie étaient significativement (p<10-3) supérieures chez les glyqueurs élevés par rapport aux glyqueurs moyens et bas. Les diabétiques ayant RAC pathologique supérieur à 3mg/mmol et une homocystéinémie pathologique supérieure à 15μmol/l présentaient 30 fois plus de risque (IC à 95% = [10,66 – 89,87]) et 19 fois plus de risque (intervalle de confiance à 95%= [2,56 – 47,41]) d’avoir un profil de glycation élevé respectivement, comparativement à ceux présentant des niveaux normaux Conclusion : Une élévation du G-Gap est liée à un déséquilibre glycémique, un profil lipidique perturbé et un risque cardiovasculaire chez les diabétiques de type 2. Nous préconisons la réalisation d'études longitudinales et cas-témoins afin d'approfondir cette relation, ce qui pourrait être bénéfique pour la gestion du risque de développer des complications cardiovasculaires graves chez les individus diabétiques type 2.