Faculté de Médecine
Permanent URI for this community
Browse
Browsing Faculté de Médecine by Author "ACHACHERA Hidaya ,AIDAOUI Hadia Rihem ,BRAHMIA Nardjess"
Now showing 1 - 1 of 1
Results Per Page
Sort Options
Item Les facteurs de risques des vomissements incoercibles chez la femme enceinte de Premier trimestre(university badji mokhtar-faculté de medecine Annaba, 2026-07) ACHACHERA Hidaya ,AIDAOUI Hadia Rihem ,BRAHMIA NardjessAu terme de ce travail consacré aux facteurs de risque des vomissements incoercibles de la femme enceinte au premier trimestre, notre étude rétrospective menée auprès de 24 patientes hospitalisées au service de gynécologie-obstétrique du CHU Ibn Rochd d'Annaba nous a permis de dresser un profil épidémiologique, clinique, biologique et thérapeutique de cette pathologie, encore trop souvent sous-estimée dans sa gravité potentielle. Notre analyse a mis en évidence plusieurs facteurs de risque déterminants : la multiparité et la multigestité, l'antécédent personnel d'hyperémèse gravidique — retrouvé chez un quart des patientes multipares —, ainsi que la présence d'une dysthyroïdie sous-jacente, hyper- ou hypothyroïdienne. Sur le plan clinique, la sévérité de l'affection s'est traduite par une déshydratation constante, une perte pondérale majeure chez plus de la moitié des patientes et un score PUQE modéré à sévère dans la quasi-totalité des cas, confirmant que seules les formes les plus sévères accèdent à l'hospitalisation. Le retentissement biologique, dominé par les troubles hydro-électrolytiques et une cytolyse hépatique réactionnelle, souligne l'importance d'une surveillance biologique rigoureuse et précoce. La prise en charge, reposant sur la réhydratation intraveineuse, les antiémétiques et la supplémentation vitaminique systématique en B1 et B6, s'est révélée efficace, avec une évolution favorable chez la quasi-totalité des patientes et l'absence de toute complication materno-foetale documentée dans notre série. Ce résultat encourageant traduit le bénéfice d'une prise en charge précoce et structurée. Toutefois, l'absence totale de soutien psychologique proposé aux patientes constitue une lacune majeure de notre pratique actuelle, alors que la dimension psychologique de l'hyperémèse gravidique est aujourd'hui largement reconnue dans la littérature. Ces résultats doivent être interprétés à la lumière des limites inhérentes à notre travail, notamment la taille restreinte de l'échantillon, le caractère rétrospectif et monocentrique de l'étude, ainsi que l'absence de suivi à long terme. Ils n'en demeurent pas moins concordants, dans leurs grandes lignes, avec les données de la littérature internationale et régionale, tout en révélant certaines spécificités propres à notre contexte algérien. Conclusion 185 En perspective, l'identification précoce des femmes à risque — multipares, aux antécédents personnels ou familiaux d'hyperémèse gravidique, ou porteuses d'une dysthyroïdie — devrait permettre une anticipation de la prise en charge et une réduction du recours à l'hospitalisation. La mise en place d'études prospectives multicentriques, incluant une évaluation psychosociale et un suivi materno-foetal à plus long terme, ainsi que l'intégration systématique d'un accompagnement psychologique, constituent des axes d'amélioration essentiels pour optimiser la prise en charge de cette pathologie encore trop souvent négligée.