Département de Médecine
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Browsing Département de Médecine by Author "BELKHEDJA Nesrine"
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Item LES ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES ET MEDICO-LEGAUX DES BLESSURES PAR ARMES BLANCHES A TRAVERS L’ACTIVITE DU SERVICE DE MEDECINE LEGALE DU CHU D’ANNABA.(UNIVERSITE BADJI-MOKHTAR ANNABA FACULTE DE MEDECINE, 2024-03-03) BELKHEDJA NesrineIntroduction : L’utilisation des armes blanches dans les différents types de violence, favorisée par la disponibilité et l’accessibilité de ce moyen, constitue un fléau social et un réel problème de santé publique, confronté au manque de données spécifique contribuant à cerner et à comprendre ce phénomène, nous avons mené ce travail dont l’objectif a été d’étudier les aspects épidémiologiques et médico-légaux des blessures par armes blanches à travers l’activité du service de médecine légale du CHU d’Annaba. Matériels et méthodes : il s’agit d’une étude transversale descriptive à mode de recueil prospectif, qui a porté sur deux séries de victimes de violence par arme blanche, non mortelle durant une période d’une année allant du 01 septembre 2021 au 31 aout 2022, et mortelle durant deux ans allant du 01 janvier 2021 au 31 décembre 2022. Résultats : Les résultats obtenus ont montré une fréquence de survenue de 16,76% pour les violences non mortelles et de 3,83% pour les mortelles, et concernés majoritairement des victimes jeunes de sexe masculin, en majorité célibataires et ayant un niveau d’instruction moyen à faible, chômeurs ou exerçant une profession libérale et s’adonnant à des habitudes toxiques souvent de poly consommation d’alcool et de drogue. Les auteurs incriminés étaient aussi des jeunes hommes, agissant seul dans l’acte de violence, chômeurs et d’un niveau d’instruction faible ayant des ATCD de consommation toxique, d’incarcération et de troubles psychiatriques. Les violences non mortelles sont survenues surtout les jours de semaines dans 73,1%, avec un pic à 19H, dans les lieux et voies publiques dans 65% des cas, motivée par des rixes dans 48% dont généralement les antagonistes ne se connaissent pas. Contrairement aux violences mortelles ou les antagonistes ce connaissent à savoir un voisin dans 25% des cas, conjoint ou amis dans15% des cas et le lieu le survenu est le domicile dans 45% dont les motifs sont intriqués. Sur le plan médico-légal, l’arme la plus utilisée est de type piquante et tranchante à la fois dans les deux séries, provoquant généralement des plaies simples dans 75% des cas ou compliquées dans 22,1% pour les victimes vivantes, et en boutonnière à un seul angle aigu dans 65% des cas pour les victimes décédées. La topographie lésionnelle prédominante concerne les membres supérieurs dans 52,9% des cas vivants et le tronc dans 60% des cas décédés. L’usage des armes blanches est retrouvé dans des blessures auto-infligées, non mortelles dans 2,6% des cas et mortelles pour un seul cas. Les femmes aussi sont victimes de violence par armes blanches, dans le cadre conjugal non mortelle dans 5,8% des cas et mortelle dans trois cas, avec un caractère de violences antérieures retrouvé pour les deux séries. Conclusion : La pertinence des résultats obtenus réside dans le choix et la diversité des paramètres étudiés confrontés avec différents travaux scientifiques et de recherches et qui ont permis de souligner l’implication des armes blanches dans les différentes formes de violence sans exception, et le rôle importante du médecin légiste, qui se place au milieu de la chaine de prise en charge des victimes, par son apport décisif dans les résultats des investigations médico- légales et sa contribution sur le plan personnel, judiciaire, social, et préventif dans la question.