ÉVALUATION DE L’INFLUENCE DE LA TECHNIQUE D’ANASTOMOSE SUR LES RECIDIVES ENDOSCOPIQUES DANS LA MALADIE DE CROHN: ANASTOMOSE ANTI-MESENTERIQUE (KONO S) VERSUS ANASTOMOSE LATERO-LATERALE
No Thumbnail Available
Date
2026-01-28
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Université Mokhtar BADJI – Annaba Faculté de Médecine
Abstract
troduction :
La récidive endoscopique postopératoire constitue une étape constante avant l’apparition de signes cliniques lors des récidives de la maladie de Crohn après résection iléocæcale. Plusieurs facteurs ont été incriminés dans sa survenue, notamment le type d’anastomose, Toutefois, les données récentes de la littérature restent contradictoires quant à l’impact réel de la technique anastomotique sur la récidive endoscopique.
Objectifs :
L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la récidive endoscopique postopératoire après résection iléocécale pour la maladie de Crohn selon le type d’anastomose. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer la faisabilité de l’approche laparoscopique, d’analyser la morbidité et la mortalité postopératoires, et d’identifier les facteurs associés aux complications postopératoires, en particulier les fistules anastomotiques.
Patients et méthodes :
Il s’agit d’une étude prospective bi-centrique, incluant les patients opérés d’une résection iléocolique pour maladie de Crohn dans le service de chirurgie générale de l’EPH el Hadjar d’Annaba et le service de chirurgie générale du CHU d’Ibn Rochd d’Annaba. Les données démographiques, cliniques, biologiques, chirurgicales et anatomopathologiques ont été analysées. La récidive endoscopique a été évaluée entre 6 et 18 mois postopératoires selon le score de Rutgeerts. Les complications postopératoires ont été classées selon la classification de Clavien-Dindo. Une analyse univariée des facteurs associés à la récidive endoscopique et aux fistules anastomotiques a été réalisée.
Résultats :
Aucune différence statistiquement significative n’a été retrouvée concernant la récidive endoscopique selon le type d’anastomose. L’abord laparospique est faisable et sur dans des conditions sélectionnées. Les complications les plus fréquentes étaient les infections de la plaie et les fistules anastomotiques. Le tabagisme actif, une inflammation systémique (CRP élevée, hyperleucocytose) et un temps opératoire prolongé étaient significativement associés à la survenue de complications.
Conclusion :
Nos résultats suggèrent que la récidive endoscopique postopératoire de la maladie de Crohn est
un phénomène multifactoriel, non exclusivement dépendant de la technique anastomotique. La prévention des complications postopératoires, l’optimisation de l’état inflammatoire et une prise en charge périopératoire globale apparaissent comme des éléments déterminants du pronostic. Ces données sont en accord avec les études européennes récentes.