L’EPIDEMIOLOGIE DES INFECTIONS DES ELEVAGES DE POULES PONDEUSES DES REGIONS D’ANNABA ET EL-TARF PAR LES SALMONELLES : Sous-typage moléculaire et Mécanismes de résistance aux antibiotiques des souches isolées
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Date
2013
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Une étude épidémiologique préliminaire a été conduite de mars 2008 à novembre 2009
dans 18 élevages de poules pondeuses d’œufs de consommation, situés dans deux régions
voisines d’Annaba et Eltarf (Algérie). Pour cela, les 18 bâtiments ont été échantillonnés une à
3 fois tout au long de la bande ; la 1ère visite avait lieu en début de bande (22-31
semaines d’âge des pondeuses), la 2ème visite s’est déroulée entre 47-60 semaines, et la
dernière visite s’est faite juste avant la dépopulation, entre 70-86 semaines. Le statut
salmonellique des troupeaux a été déterminé en analysant les 2754 prélèvements
environnementaux recueillis. Huit élevages se sont révélés positifs à Salmonella spp, avec une
fréquence plus élevée en fin de bande comparée au début et au milieu de la bande. Seulement
19 isolats ont été récupérés parmi les 2754 prélèvements analysés, et 9 différents sérovars
identifiés. Treize isolats étaient résistants à au moins un agent antimicrobien. Parmi eux, six
étaient résistants à au moins trois différentes classes d'antimicrobiens. Les isolats de
Salmonella Kentucky étaient résistants aux fluoroquinolones avec une CMIcipro ≥ 8 mg/L. A
partir des questionnaires d’enquêtes, l’analyse statistique a permis d’identifier six indicateurs
de risque potentiellement liés au statut salmonellique des bâtiments. Une caractérisation
génotypique des souches isolées d’élevages, et de celles recueillies de cas humains durant les
2 années a été réalisée. Les souches ont ainsi généré 21 pulsotype en PFGE, 13 profils en IS PCR, et 12 profils en ERIC-PCR. Ces 3 méthodes ont démontré d’un coté, le caractère clonal
de certains serovars notamment humains confortant ainsi l’hypothèse d’une diffusion clonale
dans ces régions, et d’un autre coté, l’hétérogénéité des profils d’autres sérotypes laissant
ainsi supposer une possible diversité des sources de contamination dans ces deux régions. En
parallèle, parmi les souches humaines recueillies, nous avons identifié les gènes de résistance
aux β-lactamines, et aux aminosides. Le gène BLSE type CTX-M était présent chez 50
souches, dont 35 portaient également une pénicillinase type TEM. Une céphalosporinases
type CMY a été également identifiée chez 50 souches de Salmonella. Enfin, le gène armA a
été identifié chez 18 souches BLSE type CTX-M, conférant un haut niveau de résistance à la
gentamicine, kanamycine et une variabilité de résistance à la streptomycine.