anomalie de la numeration de la formule sanguine et contribution au diagnostic etiologique chez les malades hospitalises en medecine interne
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Date
2026-07
Authors
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Publisher
university badji mokhtar-faculté de medecine Annaba
Abstract
Au terme de ce travail de recherche consacré à la contribution de la FNS dans le diagnostic étiologique en médecine interne, il ressort que cet examen, bien que routinier, demeure la pierre angulaire de la démarche diagnostique hospitalière.
Notre étude rétrospective, menée auprès de 80 patients au sein du service de médecine interne de l'EPH El Hadjar, confirme la grande diversité des pathologies prises en charge, avec une prédominance de syndromes infectieux et de maladies systémiques (telles que le Lupus, la sclerodermie ou la polyarthrite rhumatoïde) touchant majoritairement une population féminine.
Les résultats de notre analyse mettent en évidence plusieurs points clés :
- Une rentabilité diagnostique avérée : la FNS a eu une influence décisive et a contribué au diagnostic étiologique final chez 55 % des patients de notre échantillon.
- La prédominance des anomalies érythrocytaires : L'anémie a été identifiée chez plus de 71 % des malades, les formes normocytaires (hypochromes et normochromes) étant les plus fréquentes, reflétant souvent le caractère inflammatoire ou chronique des pathologies rencontrées en médecine interne.
- Un outil de suivi efficace : l'étude de la cinétique biologique a montré une diminution statistiquement significative des globules blancs entre l'admission et la sortie (passant de 9,40 G/L à 7,13 G/L, p = 0,002), témoignant de l'efficacité de la prise en charge thérapeutique des syndromes infectieux et inflammatoires.
- Les limites de l'examen isolé : si la FNS est excellente pour détecter une anomalie (comme une thrombocytose réactionnelle ou une lymphopénie), elle manque de spécificité étiologique lorsqu'elle est interprétée seule.
- Dans 45 % des cas, le diagnostic a dû reposer prioritairement sur l'examen clinique, l'imagerie ou des investigations plus invasives comme le myélogramme.
-En conclusion, la FNS s'impose non pas comme un examen de certitude, mais comme un outil d'orientation indispensable qui permet au clinicien de hiérarchiser ses hypothèses et d'optimiser le parcours de soins. Sa valeur réside dans sa capacité à traduire biologiquement la complexité des tableaux cliniques rencontrés en médecine interne.