Dépendance mycorhizienne de l’olivier ( l’est algérien et mycorhization contrôlée de la variété Ferkeni
No Thumbnail Available
Date
2014
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
En Algérie, l’évolution récente du climat montre que le réchauffement climatique y est plus
important que la moyenne mondiale, ce qui laisse présager que ce pays subirait les effets
délétères de ce changement. Ce dernier constitue, désormais, une préoccupation majeure pour le
pays (Tabet-Aoul, 2008). Ainsi, la hausse des températures et la baisse des précipitations vont
influer sur la modification des paysages et des potentiels agricoles, créant de nouveaux enjeux
nationaux et internationaux (Rousset et Arrus, 2006).
Afin de s’opposer aux défis de ce changement climatique qui ne cesse de prendre de
l’ampleur dans la région semi aride de la wilaya de Tébessa, les services locaux de cette wilaya
ont pris des mesures spéciales pour lutter contre ces menaces ; le reboisement présente l’une de
ces mesures (ITAFV, 2013).
De par l’immense intérêt écologique et économique qu’il présente, et étant un arbre fruitier
résistant et robuste (Argenson et al., 1999), l’olivier est le meilleur prototype qu’ont adopté les
services locaux de cette wilaya, notamment la variété Ferkeni qui en est endémique (DSA). Ce
qui s’est traduit par l’implantation de plusieurs oliveraies dans la totalité de cette wilaya.
Toutefois, les conditions climatiques sévères qui règnent dans cette wilaya et surtout dans sa
partie sud, affectent négativement le développement, la stabilité et le rendement de ces arbres
(Boughalleb et Hajlaoui, 2011). Cette faiblesse des rendements est due aussi à la pauvreté des
sols; en particulier en azote et en phosphore (Birhane et al., 2012). L'apport d'engrais pourrait
constituer, certes, une solution à cette faible production. Hélas, cet apport, en plus de ses coûts
exorbitants, a atteint ses limites à cause de la pollution et la dégradation des écosystèmes suite à
son application (Fraga-Beddiar et le Tacon, 1990).
Pour faire face à cet environnement de plus en plus hostile aux cultures et en vue d’assurer
une meilleure productivité de ces arbres, le recours à une solution biologique sera alors le
bienvenu. Ainsi, un intérêt croissant a été attribué aux champignons mycorhiziens, qui
apparaissent comme les organismes telluriques les plus importants à prendre en compte (Akhtar
et Siddiqui, 2008