Browsing by Author "Hammana, Chayma"
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Item Ecologie et statut mycorhizien de la végétation des zones humides de l’Est Algérien Cas de Guelma et Souk Ahras(Université Badji Mokhtar Annaba, 2025-11-25) Hammana, ChaymaLes zones humides du nord-est de l’Algérie, bien qu’elles soient souvent reléguées au second plan, jouent un rôle fondamental dans la préservation de la biodiversité et la régulation des écosystèmes. Elles abritent une richesse biologique encore insuffisamment évaluée, ce qui a motivé notre étude menée entre 2019 et 2023 sur les zones humides naturelles temporaires des régions de Guelma et Souk Ahras. Ces écosystèmes, à la fois essentiels et fragiles, ont fait l’objet d’investigations sur neuf sites, à travers un protocole d’échantillonnage systématique réalisé lors de quatre campagnes par an. L’objectif était de dresser un inventaire actualisé de la biodiversité floristique spontanée, d’évaluer son statut mycorhizien et d’analyser l’influence des variables environnementales sur la dynamique spatio-temporelle de ces milieux.La méthodologie adoptée combine l’inventaire floristique, les analyses physico-chimiques du sol et de l’eau, l’évaluation du statut des champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA). Les inventaires ont révélé 317 taxons (204 genres, 64 familles), dominés par les thérophytes (43,22%) à affinités méditerranéennes (66,25 %). La flore comprend 8,83 % d’espèces endémiques,1,89 % protégées et 1,26 % inscrites sur la liste rouge de l’UICN, 2025. L’identification de Zones de Conservation Prioritaires (ZCP), telles que El-Matlegue (MTG), Taya Rocaille (TRC), El-Batha (BTH) et Guelta Zarga Effusus (GZE), s’appuie sur leur richesse floristique et leur taux élevé d’endémisme. Par ailleurs, l’indice de distinction taxonomique (IDT) a mis en évidence des contrastes écologiques notables, notamment à BTH, suggérant l’existence de barrières écologiques ou biogéographiques. Les 117 taxons floristiques mycorhizés identifiés, répartis en 72 genres et 30 familles et majoritairement composés de thérophytes, présentent quatre types d’affinités mycorhiziennes,définies selon l’intensité et la direction des co-interactions observées au sein de chaque mare.Cette intensité varie en fonction des conditions locales, notamment la nature du sol, les dynamiques hydrologiques, les paramètres climatiques et les perturbations anthropiques.Certaines espèces, telles que Portulaca oleracea L. et Helosciadium crassipes W.D.J. Koch, semblent jouer un rôle facilitateur en renforçant la mycorhization des espèces voisines par un effet de voisinage, soulignant l’importance des interactions symbiotiques au sein du réseau fongique. D'autres associations reflètent des affinités fonctionnelles, influencées par la saisonnalité et une tolérance commune à divers stress environnementaux (pollution, salinité, surpâturage, profondeur des mares d’eau ou fluctuations hydriques telles que les inondations ou les assèchements rapides).