Valorisation des composés secondaires de la plante saharienne Cleome arabica L. (Capparidaceae) : Effets insecticides direct et différé sur un insecte modèle de laboratoire

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2019
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L'histoire des plantes aromatiques et médicinales est associée à l'évolution des civilisations. Dans toutes les régions du monde, l'histoire des peuples montre que ces plantes ont toujours occupé une place importante dans la vie de ces derniers, ainsi l'étude des activités biologiques et biotechnologique des extraits de plantes n’a jamais cessé de s’accroitre. Aujourd’hui les plantes jouent encore un rôle très important dans les traditions médicales et la vie des habitants, mais les règles de leur utilisation manquent parfois de rigueur et ne tiennent pas compte des nouvelles exigences des techniques thérapeutiques modernes pour vérifier leurs suretés et leurs efficacités. Dans la présente étude, nous cherchons les effets insecticides d’une plante thérapeutique et spontanée dans les zones arides, neurotoxique, antibactérienne Cleome arabica (extrait aqueux et éthanolique) sur la mouche de vinaigre Drosophila melanogaster. Par ingestion le traitement des larves de 2ème stade de D. melanogaster a montrée une bonne activité insecticide des extraits de cette plante. Les résultats montrent qu’il existe une forte corrélation positive entre les taux de mortalité et les temps d’exposition aux deux extraits de la plante utilisée, ainsi qu’entre la mortalité et les concentrations préparées. En utilisant la concentration de 100 µg/ml pour l’extrait aqueux de C. arabica on obtient 90% de mortalité au bout de 15 jours de traitement, alors pour l’extrait éthanolique de cette plante provoque un taux de mortalité de 60% pour la concentration 1 µg/ml. Nous avons enregistré, aussi, que le traitement perturbe le développement des mouches surtout lorsque nous utilisons l’extrait éthanolique qui provoque une accélération du développement. La seconde étude de notre thèse est d’évaluer les effets différés de différentes concentrations sublétales pour chaque extrait (aqueux et éthanolique) sur le comportement alimentaire des larves de 3ème stade, d’une part et sur le comportement sexuel et le choix d’oviposition des femelles de D. melanogaster d’une autre part. Les résultats de l’étude du comportement alimentaire indiquent que les larves de D. melanogaster perdent la faculté de la détection des odeurs de leurs milieux nutritifs pour les deux extraits. Alors, nous avons observé que l’extrait éthanolique de C. arabica perturbe complètement l’attractivité des larves, ce qui prouve que les molécules bioactives de l’extrait éthanolique de la plante sont principalement des composés allélochimiques répulsifs. La deuxième série des tests comportementaux indique le bilan incomplet et la perturbation des différentes séquences du comportement sexuel chez les adultes de D. melanogaster et ce après le traitement avec les deux extraits de C. arabica, nous avons enregistré une inhibition des séquences de comportement menant à l’accouplement (vibrations, léchage et les tentatives d’accouplement). Les extraits de C. arabica que nous avons préparé au niveau de notre laboratoire agissent aussi sur le choix de lieu de ponte chez la mouche. Les calcules de l’indice d’attraction montrent l’effet attractive de l’extrait éthanolique pour les femelles de D. melanogaster, contrairement aux extrait aqueux de C. arabica qui avaient un effet répulsif. Les extraits de cette plante influence aussi la fécondité et la fertilité des femelles. Le suivi du nombre des œufs et des larves de la première génération après traitement montrent une diminution significative des nombres des témoins et des traités. L’étude chimique par CPG confirme les résultats présentés.
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