Potentiel de bioprotection et biofértilisation des mycorhizes à arbuscules dans quelques écosystèmes agricoles de l’est Algérien
No Thumbnail Available
Date
2019
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
L’agriculture en Algérie est confrontée à bien des défis, d’une part le changement climatique
qui accentue les problèmes de salinité et de sécheresse, responsables de la baisse de
production agricole et d’autre part la dépendance aux intrants chimiques qui ont un impact
sur l’environnement et la santé humaine. L’objectif de ce travail consiste à tester le potentiel
bio-protecteur des champignons mycorhiziens arbusculaires (CMA), sous serre, sur des plants
de pastèque soumis aux stress hydrique et salin, ainsi que de tester en plein champ sur la
même culture, le potentiel biofertilisant des champignons mycorhiziens à arbuscules
combinés à des doses réduites, d’engrais minéraux (NPK) et/ou de matière organique (fumier)
par rapport aux doses recommandées pour cette culture. Une dernière partie a été consacrée
à la prospection de la diversité des CMA, suivie d’une caractérisation moléculaire des espèces
les plus résistantes présentes dans quelques sols agricoles du Nord-est Algérien susceptible
de servir à l’élaboration d’un inoculum local adapté à nos conditions environnementales.
Les résultats sur le stress hydrique et salin ont démontré le rôle des CMA dans l’amélioration
de la tolérance des plants à ces stress. Ainsi, quelles que soient les contraintes hydrique et
saline appliquées, l'inoculation a diminué la perte de biomasse des plants de pastèque de 50%
dans le cas du stress hydrique et a diminué la perte en croissance aux concentrations NaCl
50mM et 100mM dans le cas du stress salin, les concentrations 150mM et 200mM étaient
des doses létales.
L’essai en plein champ sur cette culture traitée à des doses réduites de fertilisant chimique ou
organique a enregistré des rendements dans les parcelles mycorhizées significativement
supérieurs à ceux obtenus dans les parcelles témoins de (+17%) et ceux quelque soit la
fertilisation appliquée. Toutefois, dans les parcelles mycorhizées, l’amendement en matière
organique (MO) à 50% donne un gain en rendement de (+10.35%), l’apport d’engrais minéral
NPK à 25% de la dose recommandée donne une hausse de (+19.75%). La combinaison des
deux fertilisants 25% NPK et 50% MO a donné un gain de (+56.16%). Le gain le plus important
a été enregistré pour l’apport de l’engrais NPK à 50% de la dose recommandée avec une
hausse de (+129.37%). Les parcelles non mycorhizées ont donné des gains de rendement à
(50% MO), (25% NPK), (25% NPK+50% MO) et de (50% NPK) de respectivement : (+8.26%),
(+10.59%), (+29.23%) et (+85.06%).
II
La prospection sur l’état mycorhizien de quelques sols agricoles du Nord-est Algérien se sont
montré particulièrement pauvre en CMA ; 7 morphotypes ont été observés. La caractérisation
moléculaire des espèces les plus abondantes a permis d’identifier les espèces (Funneliformis
geosporum, Pacispora scintillans et Septoglomus jasnowskae/ xanthium)