Interprétation du spectre primaire des électrons cosmiques de très haute énergie

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2014
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De nombreuses expériences étudiant les rayons cosmiques ont récemment révélé l’exis tence de quelques anomalies dans le spectre d’énergie des électrons. En effet, des expé riences à bord de satellites (PAMELA, Fermi-LAT et AMS-02) ont montré que la fraction de positrons cosmiques augmente au-delà de 10 GeV, tandis que des expériences à bord de ballons stratosphériques (ATIC, PPB-BETS et ECC) ont dévoilé un pic dans le spectre total d’énergie aux alentours de quelques centaines de GeV. Ces résultats remarquables sont contraires aux prévisions des modèles traditionnels basés sur l’hypothèse que les po sitrons sont uniquement d’origine secondaire. Ces derniers donnent un spectre d’énergie sans aucune structure pour les électrons cosmiques avec une fraction de positrons décrois sante avec l’énergie. La cause de ces anomalies est actuellement très controversée. Pour certains, elles sont l’effet de quelques sources astrophysiques proches, tels que les pulsars et restes de supernovæ, qui accéléreraient aussi bien les électrons négatifs que les posi trons. Pour d’autres, elles résultent de l’annihilation ou la désintégration de particules hypothétiques de matière noire. Cette thèse se veut une contribution à l’étude de ce phénomène. D’abord, en utilisant un modèle conventionnel à travers le code numérique GALPROP, nous avons calculé les flux des électrons et des positrons cosmiques tout en soulignant leur désaccord avec les données expérimentales récentes. Ensuite, nous avons développé un programme de simulation Monte Carlo de la propagation des électrons dans le milieu interstellaire dans le but d’analyser le scénario de sources astrophysiques locales. Cette approche pourrait être d’une grande aide dans la recherche de l’origine des électrons cosmiques de très haute énergie.
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