Etude des ripostes physiologiques, adaptatives et comportementales au stress aigu : Violences et Traumatismes

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2015
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Ce n’est que récemment que les revues médicales soulignent l’importance de la violence envers les femmes et s’efforcent d’en mesurer les conséquences en termes de santé de la population féminine. Dans notre étude qui est réalisée sur 44 femmes ayant subi des viols et des agressions conjugales au sein de la structure AFAD (Association Femme Algérienne pour le développement), nous avons trouvé qu’elles souffrent de troubles neuropsycho-endocriniens d’où on constate que les classes d’âge les plus touchées sont de 25à30ans et de 45à50ans dont 50% ont été agressé dans leur domiciles. Les célibataires 61.36% sont les plus violentées. Des perturbations émotionnelles ont été observées chez les victimes. 80% de l’échantillon considère que l’oubli est très difficile et que 70% de ces femmes continuent à voir de mauvais rêves et une perte de sommeil. Ces perturbations définissent clairement un syndrome de stress posttraumatique (PTSD) qui se traduit par des perturbations psychiatriques. Les femmes violées souffraient de dépression assez sévère caractérisée par des épisodes de baisse d'humeur (tristesse), accompagnée d'une faible estime de soi et d'une perte de plaisir ou d'intérêt dans des activités dans 90% des cas. 20.45% de ce même échantillon ont tentés de se suicider. La phobie et le stress avec respectivement 81% et 72.72% sont les conséquences les plus dominantes. L’intensité de la dépression a été mesurée à l’aide d’une échelle clinicienne l’échelle HAMILTON. Des perturbations immuno-endocriniennes et sanitaires ont été observées chez les victimes traumatisées. Nous avons enregistré une hypercortisolémie associée à un déficit immunitaire traduit par des concentrations faibles d’immunoglobulines (IgG) plasmatiques. On a constaté que 90% de l’échantillon sont atteint de diverses pathologies dont la grippe, le diabète et l’anémie sont les plus fréquentes. Toutes ces perturbations psycho-neuro endocrinimmulogiques définissent clairement un dérèglement de l’axe corticotrope.
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