Interaction de la 20 hydroxyecdysone et de l’insuline chez un modèle biologique Ephestia kuehniella (Lepidoptera-Pyralidae): reproduction et pouvoir antioxydant
No Thumbnail Available
Date
2016
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
Les effets de l’insuline humaine et de la 20E, testées séparément (5 et 10 µg) par
application topique le jour de l’exuviation nymphale, ont été évalués chez Ephestia kuehniella
(Lepidoptera: Pyralidae) sur des processus où ces deux molécules interagissent, la
reproduction et le stress oxydatif; néanmoins, les effets primaires de l’insuline humaine, chez
l’insecte, ont tout d’abord été précisés. L’insuline humaine et la 20E entrainent, chez les
séries traitées, une augmentation dans le contenu en sucres totaux, glycogène et protéines,
présents dans les corps gras; le contenu en lipides diminue seulement à la faible dose
d’insuline. Les effets de la 20E et de l’insuline sur le contenu en métabolites dans le corps
gras sont similaires mais l’insuline montre un effet plus marqué. L’insuline humaine et la
20E, en traitement simple, entrainent une augmentation dans le contenu en vitellogénines dans
le corps gras et, en vitellines dans les ovaires. Le traitement combiné avec les deux molécules
indique, un effet similaire sur la stimulation de la vitellogénèse (vitellogénines et vitellines)
pour la majorité des combinaisons. Le contenu en vitellogénines et vitellines reste comparable
aux témoins quand l’insuline est appliquée à 10 µg au jour 5 et à 10 µg au jour 3
respectivement. Le traitement simple induit, en outre, une diminution dans le contenu en
ecdystéroïdes ovariens mais aussi une baisse de la fécondité et de la fertilité pour les deux
molécules testées. La période de préoviposition n’est pas affectée par l’insuline et la 20E et,
seule, l’insuline, réduit la période d’oviposition. La 20E présente, sur les divers paramètres de
reproduction, un effet plus important que l’insuline. Cependant, l’absence d’effet à la forte
dose d’insuline en traitement simple ou encore l’effet de la dose et/ou de la période
d’application d’insuline (3j ou 5 j), en traitement combiné, semblent être en faveur d’une
interaction hormonale et/ou d’une régulation. La 20E et l’insuline présentent, chez les
femelles d’E. kuehniella, les mêmes effets sur le stress oxydatif avec un pouvoir antioxydant à
3 et 5 jours. Chez les mâles d’E. kuehniella, seul, le traitement à la 20E entraine une
diminution dans le stress oxydatif.
L’insuline et la 20E agissent similairement chez E. kuehniella. Les modulations
observées, en fonction de l’âge et de la dose, semblent liées à l’interaction citée entre les deux
hormones; néanmoins, l’hypothèse d’une régulation avec les hormones endogènes n’est pas
écartée.