LABOUIZ, Amina2026-03-032026-03-032025-07-22https://dspace.univ-annaba.dz//handle/123456789/4601Les lithiases urinaires représentent une pathologie fréquente, nécessitant une identification précise de leur composition pour une prise en charge étiologique adaptée. Ce travail de thèse évalue l’apport combiné de la spectroscopie infrarouge (FTIR), et de la chimiométrie pour améliorer la caractérisation des calculs urinaires. L’étude s’est déroulée entre 2022 et 2025, au niveau du laboratoire de chimie analytique de la Faculté de Médecine d’Annaba. Elle a porté sur 105 lithiases urinaires collectés auprès de patients de l’Est algériens, notamment auprès de CHU ANNABA, et analysés selon une approche intégrée. L’examen morphologique a été réalisé selon la classification de Daudon. Les analyses physico-chimiques ont été effectuées par spectroscopie FTIR et analyse thermique (DSC et TG). Des standards purs et des mélanges binaires/ternaires ont été préparés pour valider l’interprétation des signaux spectraux. Les données ont ensuite été soumises à une analyse statistique et chimiométrique, incluant des méthodes univariées (tests de Student, ANOVA) et multivariées (régressions PLS, Ridge, SVR, avec sélection de variables : ANOVA, Lasso, RF, RFE). L’analyse morphologique a permis de distinguer des formes spécifiques associées à certains contextes cliniques. La FTIR a permis une identification fiable des composés majeurs, avec des spectres caractéristiques bien différenciés et a détecté des traces parfois non visibles à l’oeil nu, l’analyse thermique a confirmé la présence des phases hydratées ou anhydres. L’analyse statistique univariée a révélé plusieurs associations significatives entre les variables morphologiques, les paramètres cliniques et biologiques. Ces résultats ont permis de confirmer certaines tendances empiriques et d’identifier des facteurs de risque spécifiques. L’analyse multivariée a permis de quantifier les composants lithiasiques avec une très haute précision (R² > 0,99 pour plusieurs combinaisons). Le taux de concordance moyen entre prédictions et identifications initiales était de 94,2 %, avec une sensibilité moyenne de 90,3 % et une spécificité de 96 %. L’analyse en composantes principales (ACP) a validé la capacité des spectres FTIR à différencier les principaux types chimiques de calculs. bien que des chevauchements entre certains composés (ex. : C1 et C2) limitent sa précision quantitative. Ce travail confirme l’intérêt d’associer la chimiométrie à la FTIR dans le diagnostic des lithiases urinaires. Cette approche améliore la précision, l’objectivité et la reproductibilité de l’analyse, avec des perspectives prometteuses pour son automatisation et son intégration en routine clinique.frAPPORT DE LA CHIMIOMETRIE COMBINEE À LA SPECTROPHOTOMETRIE INFRAROUGE DANS LE DIAGNOSTIC DES LITHIASES URINAIRESThesis